dimanche 22 octobre 2017

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Les industriels de Galileo critiqués pour leurs retards

Marc Mennessier, le Figaro

jeudi 18 janvier 2007, sélectionné par Spyworld

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Le directeur général de l’ESA leur demande de régler des « problèmes d’organisation ».

LORS de la présentation de ses voeux à la presse, le directeur général de l’Agence spatiale européenne (ESA), Jean-Jacques Dordain, a adressé hier une mise en garde à peine voilée à Galileo Industries, le consortium chargé de construire les satellites du système européen de navigation appelé à concurrencer le GPS américain à l’horizon 2011-2012.

Alors que le satellite de démonstration Giove-A, construit par SSTL, une petite entreprise anglaise issue de l’université du Surrey, fonctionne parfaitement depuis son lancement en décembre 2005, son successeur Giove-B, qui devait décoller en avril dernier, est toujours cloué au sol.

Or ce deuxième satellite destiné à valider en orbite les technologies du futur « GPS européen » a été fabriqué par Galileo Industries, un géant qui regroupe la fine fleur du secteur spatial européen. À savoir, Alcatel Alenia Space (38 %), EADS Astrium (38 %), Thales (12 %) et Galileo Sistemas y Servicios (12 %).

Selon M. Dordain, le retard « est dû à un problème technique sur un composant » de l’ordinateur de bord « qui a défailli lors d’essais » en chambre sous vide réalisés cet été. Mais il y a eu aussi des « problèmes d’organisation » au sein de Galileo Industries, relève le directeur général de l’ESA, qui veut s’assurer que le même scénario ne se reproduira pas avec les quatre premiers satellites opérationnels IOV de la constellation Galileo (sur une trentaine au total) dont le lancement est prévu fin 2008. « Les actionnaires de Galileo Industries, qui sont par ailleurs des concurrents, n’ont pas réussi à surmonter leur méfiance réciproque et à se doter d’une structure de management efficace », confirme un expert auprès du gouvernement.

Si le lancement d’un nouvel appel d’offres paraît improbable, M. Dordain a demandé au consortium de « mettre en place, d’ici à mars 2007, les actions permettant d’être sûr qu’IOV fonctionnera correctement. » En revanche, les autres retards pris par Galileo - notamment la signature du contrat de concession au secteur privé - ne sont pas du ressort de l’ESA dont la responsabilité se limite au lancement des deux démonstrateurs et des quatre premiers satellites IOV.


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