dimanche 22 octobre 2017

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La Défense risque de devoir se serrer la ceinture

Reuters

mercredi 24 janvier 2007, sélectionné par Spyworld

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La Défense risque de devoir se serrer la ceinture dans les années à venir et de grands programmes d’armement sont menacés, écrit La Tribune dans son édition de mercredi sur la foi d’un rapport confidentiel.

Selon les différentes hypothèses examinées dans ce document intitulé "Exercice 2020" et cité par le quotidien économique, il manquera 40 à 70 milliards d’euros d’ici 2015 "pour équiper les armées au regard du modèle actuel de ressources".

Pour que les forces armées françaises puissent respecter leur schéma d’équipement, il faudrait que leurs ressources atteignent 2,25% du PIB et augmentent de 2% en volume par an.

C’est cependant l’hypothèse jugée la moins crédible par ce document établi en 2005 par l’état-major des armées, la Délégation générale pour l’armement et le Secrétariat général pour l’administration, dont la Tribune affirme qu’il a été depuis lors "réactualisé".

Ses auteurs jugent plus réaliste l’hypothèse intermédiaire d’un budget de la défense à 2% du PIB, avec une hausse des ressources de 1% en volume (inflation non comprise) par an.

Cette hypothèse, si elle se concrétisait, n’en aurait pas moins "un impact fatal sur le respect du modèle 2015" des forces armées françaises. La Défense devrait en effet économiser 30 milliards d’euros sur la période.

Selon ce document cité par La Tribune, les crédits du renseignement stratégique et de l’espace seraient ainsi réduits de 5,5 milliards d’euros, ceux des systèmes d’information et de commandement de trois milliards, les systèmes aéroterrestres de 4,56 milliards, les systèmes aéromaritimes de 2,24 milliards, la défense antimissile de 3,8 milliards, les "capacités de projection" de 14,3 milliards ...

Seraient ainsi menacés le projet de second porte-avion, tandis que la plupart des autres grands programmes seraient affectés, tel que l’avion de combat Rafale et son missile air-air Meteor, l’avion de combat de nouvelle génération, les frégates Horizon et Fremm, la modernisation du char Leclerc, l’hélicoptère de combat Tigre, etc.

Au ministère de la Défense, on confirmait mardi soir l’existence de ce rapport mais en en minimisant la portée.

"C’est un document qui a fait l’objet d’un débat au sein de la Défense mais dont les conclusions n’ont pas été définitivement validées", a-t-on déclaré à Reuters.

"L’exercice consistait à faire un cumul à moyen terme de l’ensemble des besoins de financement de la Défense et à définir une enveloppe maximale", a-t-on ajouté de même source. "Il n’a pas débouché sur des conclusions opérationnelles."

Cela ne préjuge cependant pas de son utilisation éventuelle dans le cadre de la préparation de la prochaine loi de programmation militaire.


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