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Lutte au terrorisme : la SCRS suggère la modération

Presse Canadienne

dimanche 28 janvier 2007, sélectionné par Spyworld

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Le directeur du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), Jim Judd, estime qu’un trop grand usage du secret gouvernemental et des mesures draconiennes de lutte contre le terrorisme font le jeu des terroristes.

Lors d’une récente allocution prononcée à Toronto — qu’a rapportée le Ottawa Citizen, samedi, M. Judd a estimé que la réponse au terrorisme, maintenant ou plus tard, devrait s’inspirer du principe voulant que la modération soit conseillée en toute chose.

Le dirigeant du SCRS a ajouté que la réponse aux gestes posés par les terroristes doit être soigneusement calibrée afin de protéger au maximum les Canadiens et leurs intérêts tout en refrénant la disposition naturelle à céder à la peur et à la panique.

Il n’en a pas moins offert une évaluation franche de la menace posée par le terrorisme.

M. Judd a dit regretter qu’il semble actuellement y avoir peu de chances que la menace terroriste se dissipe.

Il a ajouté que la lutte contre la présente menace va constituer un défi de longue haleine très difficile à relever.

Les autorités, a-t-il affirmé, font face à un adversaire imaginatif et « on pourrait avancer que les réponses traditionnelles — opérations militaires, sécurité, renseignement de sécurité et application de la loi — ne suffiront pas à contrer cette menace.

« Nous avons affaire à un adversaire qui s’adapte et qui apprend de ses erreurs, de nos erreurs et faiblesses, et de nos méthodes opérationnelles. Il s’agit d’un adversaire qui ne va pas nous faire la faveur de gestes idiots et répétitifs. »

M. Judd a reconnu que les autorités ne saisissaient pas entièrement un élément crucial de la lutte contre le terrorisme, soit le processus de radicalisation pouvant mener des individus, tout particulièrement de jeunes musulmans ayant grandi au Canada et dans d’autres pays démocrates, à embrasser la cause des terroristes.

Les propos de M. Judd, lors d’un récent symposium international sur les droits de la personne, sont similaires à ceux tenus en novembre par Eliza Manningham-Buller, dirigeante du MI5, service de sécurité britannique.

Lors d’un important discours public, elle avait prédit que la lutte contre le terrorisme durerait une génération et avait prévenu que la radicalisation, en particulier celle des jeunes gens, constituait l’un des plus sérieux problèmes auxquels font face ceux qui combattent les terroristes.


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