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L’Iran veut renforcer ses liens économiques et militaires avec l’Irak

Le Monde, avec AFP

lundi 29 janvier 2007, sélectionné par Spyworld

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Le bras de fer entre l’Iran et les Etats-Unis en Irak n’en est peut-être qu’à ses débuts. L’Iran prévoit de renforcer ses liens économiques et militaires avec l’Irak, en proposant notamment d’entraîner les forces irakiennes et d’ouvrir une succursale de la banque nationale iranienne à Bagdad, écrit, lundi 29 janvier, le New York Times.

Dans un entretien accordé dimanche au journal américain, l’ambassadeur d’Iran à Bagdad, Hassan Kazemi Qomi, explique que son pays est disposé à entraîner, équiper et conseiller les forces gouvernementales irakiennes "dans la lutte pour la sécurité". Plus largement, assure l’ambassadeur, l’Iran est prêt à prendre une part importante dans la reconstruction en Irak.

"Nous avons l’expérience de la reconstruction après la guerre", a rappelé l’ambassadeur, en référence à la guerre Iran-Irak des années 1980. "Nous sommes prêts à mettre notre expérience dans le domaine de la reconstruction à la disposition des Irakiens."

Il indique également que l’Iran va prochainement ouvrir une représentation de sa banque nationale en Irak. Un haut responsable irakien du secteur bancaire, Hussein Al-Ouzri, a confirmé que l’Iran avait obtenu une autorisation à cet effet, écrit le New York Times.

DES AGENTS DES SERVICES DE SÉCURITÉ

Enfin, l’ambassadeur iranien à Bagdad reconnaît pour la première fois que les deux Iraniens interpellés par les forces américaines le 21 décembre 2006 et relâchés neuf jours plus tard étaient bien des agents des services de sécurité, comme l’assurait l’administration américaine, ajoute le New York Times.

"Ils travaillaient dans le secteur de la sécurité dans la République islamique, c’est clair," a admis Hassan Kazemi Qomi. Mais, selon lui, ils se trouvaient en Irak parce que les "deux pays se sont mis d’accord pour résoudre les problèmes de sécurité". Ils "étaient partis pour rencontrer la partie irakienne", a-t-il assuré. Il a enfin rejeté les affirmations américaines selon lequelles des preuves avaient été trouvées lors du raid contre la résidence d’Abdel Aziz Al-Hakim, l’un des dirigeants chiites les plus influents, d’une implication des Iraniens dans des projets d’attentats, poursuit le New York Times.

L’ambassadeur met enfin en garde les Etats-Unis contre la tentation d’attiser les tensions dans le dossier du nucléaire iranien. "Il est inutile que l’Irak paie le prie de notre animosité avec les Américains."


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