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Boris Berezovski accuse un ancien du KGB d’avoir tué Litvinenko

Jean-Pierre Langellier, le Monde

mardi 6 février 2007, sélectionné par Spyworld

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Le milliardaire russe exilé en Grande-Bretagne Boris Berezovski a accusé publiquement l’homme d’affaires Andreï Lugovoï d’avoir participé à l’empoisonnement de l’ancien espion Alexandre Litvinenko, mort le 23 novembre 2006 à Londres après avoir été contaminé par du polonium 210. Dans un entretien à la BBC-TV, lundi 5 février, il a rapporté la confidence que lui avait faite Litvinenko, son ami, sur son lit d’hôpital : "Boris, il faut que je te dise une chose très importante. Je pense que Lugovoï est impliqué dans mon empoisonnement."

Andreï Lugovoï, ancien agent du KGB, est l’un des trois hommes qui ont rencontré la victime le 1er novembre dans un hôtel londonien juste avant son empoisonnement. Il a toujours affirmé n’avoir rien à voir avec cet assassinat. A ce sujet, M. Berezovski, qui avait reçu M. Lugovoï à Londres le 31 octobre, a donné, lundi, une précision intéressante : "Lorsque la police a commencé à fouiller mes bureaux après la mort de Litvinenko, elle a découvert que la chaise où Lugovoï s’était assis était ce qu’il y avait de plus radioactif" dans la pièce.

L’accusation de M. Berezovski semble recouper les conclusions de l’enquête de Scotland Yard à Londres et à Moscou. Selon des sources policières citées par la BBC, M. Lugovoï est considéré comme "l’empoisonneur le plus probable". Ce jugement est notamment contenu dans le rapport transmis par Scotland Yard au parquet la semaine dernière.

M. Berezovski, adversaire politique du président Poutine, a souligné qu’il était prêt à répondre aux enquêteurs russes, lorsqu’ils viendraient à Londres, pourvu que sa sécurité soit assurée, et qu’il avait de lui-même suggéré cet entretien.

M. Berezovski a en outre affirmé qu’en s’exilant de Russie en 2000 Litvinenko avait emporté avec lui "plus de 100 kilos de documents sur les activités criminelles du FSB (l’ex-KGB), qui se sont révélés très utiles (pour eux) pour aider l’opposition" au président Poutine.

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L’oligarque russe, Boris Berezovski, réfugié à Londres, losr d’une conférence de presse, le 5 mars 2002. - AFP/GERRY PENNY


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