mardi 24 octobre 2017

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La Défense nationale défend sa politique de bilinguisme

Hélène Buzzetti, Ledevoir.com

samedi 10 février 2007, sélectionné par Spyworld

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Ottawa — Le ministère de la Défense nationale se défend bien de vouloir réduire ses exigences en matière de bilinguisme avec sa nouvelle politique dite « fonctionnelle ».

« Le but de cette réforme, c’est de nous rendre plus conformes aux exigences de la loi », affirme le colonel Jean-Luc Milot, directeur des langues officielles à la Défense nationale. Pas moins. Le colonel Milot insiste sur le fait que tous les postes de généraux (environ 70) et la quasi-totalité de ceux de colonel (quelques centaines) exigeront toujours de leur titulaire le bilinguisme. Il n’y aurait que trois postes de colonel (situés à Edmonton, à Valcartier et aux États-Unis) où la maîtrise des deux langues n’est pas un critère de sélection.

« L’an dernier, 78 % des nouveaux promus colonels atteignaient la cote de bilinguisme [requise] », fait valoir le colonel Milot. « Nous faisons des efforts majeurs pour créer ce bassin important de colonels pour que toute promotion générale future soit [accordée] à des colonels qui sont déjà bilingues. »

Le colonel Milot nie que la Défense nationale ne réclamera plus le bilinguisme de certaines catégories de militaires. C’est simplement, selon lui, qu’on n’enverra pas tout le monde sur les bancs d’école en même temps. « On a quand même des attentes opérationnelles. » En outre, le gouvernement a fait valoir cette semaine que la nouvelle approche avait été développée « en collaboration » avec le commissaire aux langues officielles.

En fait, le commissaire s’est contenté de faire des recommandations en février dernier. « Ce système serait bénéfique en ce qui touche à la langue de travail "seulement" si un nombre suffisant de postes sont comblés par des membres du personnel bilingues dès leur mutation et "si" un excellent mécanisme de reddition des comptes est mis en place. »

Le porte-parole du commissaire, Robin Cantin, explique que le suivi de cette recommandation sera fait au cours de la prochaine année.

« [Cela] nous donnera une meilleure idée si cette nouvelle approche donne les effets désirés ou pas. »

Le commissaire aux langues officielles, Graham Fraser, est en Europe et n’a pas encore commenté l’affaire.


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