jeudi 14 décembre 2017

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M. Bush demande 294,8 milliards de dollars pour la lutte contre le terrorisme

David McKeeby, Usinfo.state.gov

samedi 10 février 2007, sélectionné par Spyworld

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Son projet de budget met l’accent sur les opérations militaires et sur la coopération internationale.

Le président Bush a demandé au Congrès, pour l’année budgétaire 2008, une augmentation considérable des crédits budgétaires consacrés à la lutte contre le terrorisme et à la protection des États-Unis contre de futures attaques.

« En qualité de commandant en chef des armées, ma principale priorité est la sécurité de la nation », affirme M. Bush dans la lettre accompagnant son projet de budget pour 2008. « Mon budget prévoit des ressources considérables pour la lutte contre le terrorisme dans le monde et la protection de notre pays contre ceux qui voudraient lui nuire. »

La Maison-Blanche a prévu 249,8 milliards de dollars pour financer les opérations antiterroristes dans le monde, dont 99,6 milliards pour l’année budgétaire 2007, 145,2 milliards pour l’année budgétaire 2008 et 50 milliards pour l’année budgétaire 2009.

La majorité de ces crédits seraient alloués au ministère de la défense, mais 9,3 milliards de dollars seraient réservés au département d’État et 0,5 milliard de dollars à d’autres organismes fédéraux.

Ces crédits s’ajouteraient aux 70 milliards de dollars déjà accordés par le Congrès au ministère de la défense en 2006. Depuis 2001, le Congrès a affecté plus de 425 milliards de dollars au titre des activités de lutte contre le terrorisme.

Près de 97 % des crédits demandés pour 2008 au titre de la lutte antiterroriste - soit 285,1 milliards de dollars - iraient au ministère de la défense afin de financer les opérations militaires en Irak et en Afghanistan, pays que le gouvernement Bush considère comme les principaux fronts de la lutte contre le terrorisme.

Toutefois, les experts militaires soulignent depuis longtemps que la force armée à elle seule ne permettra jamais de vaincre le terrorisme. Un examen plus approfondi de la demande de crédits du président révèle qu’il demeure résolu à utiliser l’expertise de tous les organes compétents de son gouvernement et à renforcer la coopération internationale pour lutter contre le terrorisme.

La Maison-Blanche a demandé 36,2 milliards de dollars pour le département d’État, soit une augmentation de 22 % par rapport aux crédits de 2006. La majeure partie de cette augmentation devrait être consacrée à l’initiative de « diplomatie transformatrice » de la secrétaire d’État, Mme Condoleezza Rice, qui vise à réaffecter des diplomates dans des régions d’importance critique, en particulier au Moyen-Orient et en Asie du Sud, à promouvoir la démocratie et à renforcer la coopération internationale contre le terrorisme et d’autres menaces internationales.

Même s’ils ne s’inscrivent pas directement dans le cadre d’un programme de lutte contre le terrorisme, les initiatives du département d’État en matière d’aide financière à des armées étrangères fournissent une assistance à la sécurité qui permet à des alliés de défendre leur pays contre des menaces internes et externes. Le gouvernement a prévu 4,5 milliards de dollars pour ce programme, ce qui permettrait de verser 2,4 milliards de dollars à Israël, 1,3 milliard de dollars à l’Égypte, 300 millions de dollars au Pakistan, 200 millions de dollars à la Jordanie et 15,7 millions de dollars à l’Indonésie. Le président a en outre demandé 89,5 millions de dollars pour aider à financer la formation d’officiers supérieurs étrangers dans le cadre du Programme international d’éducation et de formation militaire du département d’État.

Le gouvernement a également réclamé plus de 170 millions de dollars au titre des programmes antiterroristes du département d’État. Ces programmes, qui financent la formation, l’équipement et l’assistance permettant à des gouvernements étrangers de détecter, déjouer et prévenir des attaques terroristes, recevraient la somme la plus importante, à savoir 124 millions de dollars.

La majeure partie de l’augmentation de 18,3 millions de dollars réclamée par le président au titre des programmes de lutte antiterroriste du département d’État serait consacrée à des opérations d’interdiction. Dans ce cadre, des responsables américains œuvrent avec plus de 25 pays afin de les aider à détecter et à empêcher les déplacements de terroristes d’un pays à l’autre.

Le président a également demandé 6 millions de dollars pour l’unité de financement du contre-terrorisme qui, au sein du département d’État, œuvre avec d’autres pays afin de détecter et d’enquêter sur les réseaux terroristes, de bloquer les avoirs financiers et d’empêcher les terroristes de dissimuler des fonds sous couvert d’entreprises ou d’œuvres caritatives.

Le président a également demandé :

- 3,6 milliards de dollars en 2007 et 5,9 milliards de dollars en 2008 au titre des opérations antiterroristes des 16 organismes de renseignement des États-Unis, soulignant l’importance que son gouvernement attache à la collecte et à l’analyse de renseignements, ainsi qu’à l’échange de renseignements par l’intermédiaire du Centre national de lutte contre le terrorisme d’une part et avec les alliés d’autre part.

- 34,3 milliards de dollars pour le ministère de la sécurité intérieure afin de lui permettre de renforcer la sécurité aux frontières et de faire respecter les lois sur l’immigration, d’améliorer les scanners qui examinent les marchandises en vue de détecter toute tentative de trafic de matières nucléaires, enfin d’aider les collectivités locales à améliorer leurs capacités de réaction aux situations d’urgence.

- 24,3 milliards de dollars pour le ministère de l’énergie, notamment afin d’aider les pays à détecter, localiser et sécuriser les matières nucléaires, et 395 millions de dollars pour le Partenariat mondial sur l’énergie nucléaire.

- 20,2 milliards de dollars pour le ministère de la justice. Il s’agit de financer les programmes renforcés de lutte contre le terrorisme du FBI et les activités de la Division de la sécurité nationale de ce ministère, qui a pour mission d’enquêter sur les cellules terroristes, de les démanteler et de traduire les terroristes en justice tant aux États-Unis qu’à l’étranger. Le gouvernement a également demandé des crédits pour renforcer la capacité du ministère de la justice de réagir à des attentats terroristes impliquant des armes nucléaires, chimiques ou biologiques.


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