mercredi 18 octobre 2017

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Les Kurdes arrêtés en France informaient la DST

Le Figaro

lundi 12 février 2007, sélectionné par Spyworld

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La Direction de la surveillance du territoire dément avoir protégé les militants du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) interpellés la semaine dernière pour financement du terrorisme.

La justice française suspecte les membres présumés de cette organisation, dont les noms apparaissent sur la liste des terroristes de l’Union européenne et des Etats-Unis, d’avoir collaboré à une "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" ainsi qu’à des opérations de "blanchiment d’argent" et de "financement du terrorisme".

Au cours de leurs auditions, plusieurs des militants du PKK arrêtés auraient, selon le Parisien, déclaré collaborer régulièrement, "en moyenne, une fois par mois", avec l’un des fonctionnaires du contre-espionnage français. Ils ont précisé qu’ils lui communiquaient des renseignements sur les collectes de fond effectuées en France et sur l’organigramme du PKK en France.

La DST n’a pas démenti cette version des faits. "Nous sommes en relation avec des gens, souvent réfugiés politiques, dans le cadre d’une action de police administrative, mais en aucun cas cela ne les autorise à être couvert. Nous n’avons fermé les yeux sur aucune activité suspecte", a souligné un responsable du contre-espionnage.

Parmi ces contacts de la DST figurerait Nedim Sellem qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt international diffusé par Interpol. Considéré comme le trésorier du PKK en Europe, ce dernier âgé de 38 ans est soupçonné d’avoir assassiné 15 personnes en Turquie.

Le nom de Canan Kurtyilmaz fait aussi partie de la liste. Cette femme de 33 ans interpellée en Belgique et recherchée dans le cadre d’attentats par Ankara dans le cadre d’attentats perpétrés en Turquie est considérée comme l’une des têtes de pont du mouvement.

Au cours des perquisitions effectuées le 5 février aux domiciles des interpellés et dans un centre culturel Kurde du 10e e arrondissement de Paris, les enquêteurs avaient saisi « des documents, des ordinateurs, des faux papiers, une arme de poing » et 34 000 euros en espèce.


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