samedi 16 décembre 2017

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Deux projets d’études biométriques validés par la CNIL

Marc Rees, PCINpact

mardi 13 février 2007, sélectionné par Spyworld

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Le 18 janvier 2007 dernier, la CNIL a pour la première fois autorisé la mise en œuvre de deux programmes de recherche dans le domaine de la biométrie. Face à un secteur de plus en plus utilisé, ou amené à l’être, ces deux projets, publics et privés, vont permettre à la Commission d’obtenir des informations sur ces technologies.

Ces projets tests qui reposent tous les deux sur une base de données biométriques s’appuient sur le volontariat des participants. La CNIL a du coup estimé qu’il n’y avait « pas de risques particuliers pour la protection des libertés et des droits fondamentaux de la personne. »

Le premier de ces projets est nommé « Techno Vision », organisé par l’université d’Evry Val d’Essonne avec le soutien des ministères de la Recherche et de la Défense. Il s’agit d’une part de constituer une base de données « multimodales », riche d’images de visages en deux dimensions (2D) et trois dimensions (3D), de l’iris, ainsi que d’enregistrements de visages parlant. Et d’autre part, d’éprouver les systèmes de reconnaissance mis au point par d’autres laboratoires de recherche publics ou privés.

« Ce programme de recherche revêt une importance particulière dans la mesure où il est mené par un organisme public indépendant sur des dispositifs de reconnaissance du visage ouvrant des perspectives dans le domaine de la vidéosurveillance et pour lesquels il est nécessaire de disposer d’évaluations fiables » indique la CNIL.

L’autre projet est 3DFace, un projet de Sagem Défense inscrit dans le cadre du programme IST (Technologies pour la société de l’information) de la Commission européenne. Avec 11 autres partenaires, il a pour objectif d’améliorer le niveau de performance des dispositifs de reconnaissance du visage en trois dimensions et assurer la sécurisation des données biométriques.

« Ce dernier point doit être souligné dans la mesure où les recherches menées visent non seulement à renforcer la sécurité générale des systèmes (résistance aux attaques et aux fraudes) mais également à prévenir les risques de captation et de modification des données biométriques, ce qui est essentiel en matière de protection de la vie privée » souligne encore l’autorité indépendante.


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