vendredi 15 décembre 2017

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La République tchèque et la Pologne accueilleront probablement le système de défense antimissile américain

Xinhua

mardi 20 février 2007, sélectionné par Spyworld

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La Pologne et la République tchèque accueilliront probablement sur leur territoire le système de défense antimissile américain qui leur est proposé, a déclaré lundi le Premier ministre tchèque Mirek Topolanek lors d’une conférence de presse avec son homologue polonais Jaroslaw Kaczynski.

M. Topolanek a déclaré que les deux pays étaient tomber d’accord sur le fait qu’ils accepteraient probablement le déploiement sur leur territoire du système de défense antimissile américain.

Cette annonce a été faite à l’issue de pourparlers entre MM. Topolanek et Kaczynski.

"nous tentons de mettre en place un système permettant d’échanger des informations et de discuter de cette proposition", a déclaré M. Toplolanek.

"Nous sommes d’accord que les deux pays donnent probablement une réponse positive. Les néogciations commenceront après cela", a- t-il affirmé.

"C’est dans notre intérêt de négocier sur ce problème. C’est dans l’intérêt de nos pays d’accueillir le bouclier antimissile", a souligné le Premier ministre tchèque.

Le Premier ministre polonais a indiqué pour sa part que le bouclier antimissile "ne vise aucun pays normal".

"Dire qu’il a pour but de changer l’équilibre militaire est complètement un malentendu", a affirmé M. Kaczynski.

Washington a proposé le 20 janvier d’établir en République tchèque le système de radar de son bouclier antimissile, et en Pologne ses roquettes d’interception.

Cette base en Pologne s’ajouterait aux deux autres situées en Alaska et en Californie. Des responsables américains ont déclaré que le bouclier avait été conçu pour intercepter les roquettes tirées contre les Etats-Unis depuis le Moyen-Orient ou l’Extrême- Orient.

Selon une enquête récente, 53% des Polonais sont opposés au déploiement des systèmes antimissiles américains dans leur pays.

Réagissant au plan de déploiement de systèmes de défense antimissiles en Europe de l’Est, la Russie avait menacé de se retirer d’un traité sur l’élimination des armes nucléaires à portée courte et moyenne.

Le chef d’Etat major combiné russe Iouri Balouïevski a déclaré jeudi à Washington que la Russie pourrait se retirer unilatéralement du traité de 1987 sur l’élimination des missiles à portée intermédiaire et courte (FNI), si les Etats-Unis commencent à déployer des éléments de son système national de défense antimissile en République tchèque et en Pologne.

Le président polonais Lech Kaczynski a fait savoir vendredi dernier qu’il réagissait "dans le calme" à l’avertissement de la Russie qui s’oppose au projet américain de déploiement d’un bouclier antimissile en Europe de l’Est.

Le bouclier antimissile vise à protéger les Etats-Unis contre d’éventuelles attaques lancées depuis des territoires autres que de celui de la Fédération russe, a expliqué M. Kaczynski, cité par l’agence de presse PAP.


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