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Défense : Guy Teissier (UMP) appelle à une "réhabilitation" du rôle du Parlement

AFP

mercredi 21 février 2007, sélectionné par Spyworld

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Le président de la Commission de la Défense de l’Assemblée nationale, Guy Teissier (UMP), a appelé mercredi à une "réhabilitation" du rôle du Parlement sur la défense, proposant un vote sur les opérations de l’armée française à l’étranger.

"Je ne serais pas choqué à l’idée que le Parlement puisse s’exprimer par un vote sur la mobilisation de nos troupes en opérations extérieures", a déclaré M. Teissier, dressant le bilan de la législature au cours d’une conférence de presse.

"Jusqu’à présent, nous n’avons que des débats facultatifs qui ont lieu bien souvent après que la décision soit prise, voire même que nos troupes soient sur le terrain", a-t-il relevé. Interrogé sur le caractère contraignant ou non du vote qu’il préconise, M. Teissier a concédé "ne pas être allé aussi loin dans la réflexion".

D’une manière générale, le député des Bouches-du-Rhône a estimé que la "réhabilitation de la mission du Parlement" passait "par une réorganisation profonde de la fonction de contrôle".

Il s’agit, a-t-il noté, "d’une préoccupation d’un certain nombre de candidats à l’élection présidentielle".

Le candidat de l’UMP, Nicolas Sarkozy, a prôné récemment "une implication plus forte du Parlement sur la politique de défense et la présence militaire française à l’étranger".

Quant à la candidate socialiste, Ségolène Royal, elle entend "revaloriser le rôle du Parlement" qui doit, selon elle, "contrôler les opérations à l’extérieur et mettre en place une commission sur le renseignement".

De son côté, M. Teissier estime que pour "mieux associer les parlementaires aux décisions de l’exécutif", il serait "souhaitable que les présidents des commissions de la défense de l’Assemblée nationale et du Sénat soient membres de droit des conseils de défense" présidés par le chef de l’Etat.

Même si cela devait "faire grincer des dents", il juge aussi qu’il ne serait "pas inopportun de demander l’aval du parlement pour la nomination du chef d’état-major des armées, du Délégué général pour l’armement et du Secrétaire général de la défense nationale", trois responsables clefs de la défense.

M. Teissier a souhaité que la prochaine législature se saisisse dès le mois d’octobre du projet de loi sur la Délégation parlementaire de contrôle des services de renseignement. Sa compétence, selon lui, devrait s’arrêter au seul contrôle budgétaire, à l’exclusion des opérations.

Il suggère par ailleurs d’institutionnaliser la mission d’information parlementaire chargée du contrôle de l’exécution des crédits de la Défense, notant que cette mission doit actuellement être reconduite d’année en année et plaide pour une "diplomatie parlementaire" afin "d’accompagner nos industries de défense pour l’exportation de matériels".

"Il n’y a pas de honte à cela, il en va de milliers d’emplois", a-t-il fait valoir.


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