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Ségolène Royal fait sobre sur la Défense

Libération

dimanche 4 mars 2007, sélectionné par Spyworld

A Paris samedi soir, elle a dit vouloir garder le budget de la Défense à environ 2% du PIB, tout en adaptant les investissements aux nouvelles menaces.

Ségolène Royal veut garder le budget de la Défense à environ 2% du PIB, tout en adaptant les investissements aux nouvelles menaces.

C’est ce qu’a confirmé la candidate du PS samedi soir à la Maison de la chimie, à Paris, devant quelques centaines de personnes rassemblées à l’invitation de Jean-Pierre Chevènement, président d’honneur du MRC. Elle a ajouté qu’elle renforcerait les pouvoirs de contrôle du Parlement, notamment dans les domaines du renseignement, des opérations extérieures et des exportations d’armes.

« J’entends maintenir et adapter notre effort de défense », a-t-elle déclaré. Rappelant que le budget de la Défense s’élevait à 2% du PIB, elle a précisé : « J’entends le maintenir car les menaces ont changé mais n’ont pas disparu ».

Elle a notamment cité le risque de prolifération des armes nucléaires, biologiques et chimiques ainsi que le terrorisme.

La candidate a jugé que « l’accès de l’Iran à l’arme nucléaire et à ses vecteurs serait un signal redoutable », ajoutant : « Nous sommes à un tournant, le principe de non prolifération est mis à l’épreuve ».

« La France doit faire le choix d’une fermeté sans faille pour que l’Iran, qui a signé le Traité de non prolifération nucléaire, adopte un comportement de membre responsable de la communauté internationale et se soumette aux contrôles de l’Agence internationale de l’énergie atomique », a-t-elle déclaré, prévenant que « si cette limite était franchie, l’avalanche des conséquences et de la nucléarisation ne pourrait plus être arrêtée ». Ségolène Royal a souhaité que « le Parlement dispose de moyens sérieux de contrôle et qu’il les exerce efficacement afin de soustraire la Défense au domaine réservé (du président ndlr) pour la réintégrer dans le domaine public ».

Elle s’est ainsi prononcée pour la mise en place d’un « dispositif de contrôle parlementaire sur les activités de renseignement », a promis d’associer le Parlement « au contrôle des opérations extérieures » ainsi qu’aux décisions concernant les exportations d’armes.

Confirmant son opposition à la construction d’un second porte-avions par la France seule, elle a expliqué : « Je ne veux pas lancer un programme qui, à budget constant, risquerait de conduire à mettre en cause la détermination de la dissuasion, la sécurité et l’équipement des personnels, la préparation de l’avenir ».

Elle a souligné le rôle de la dissuasion nucléaire qui « garantit en dernier ressort notre liberté » assurant qu’elle serait « maintenue à son seuil de crédibilité » et fondée sur « principe de stricte suffisance ».

Le programme de simulations nucléaires sera poursuivi, tout comme le renouvellement des « vecteurs sous-marins et aériens » et la livraison du sous-marin lanceur d’engins de nouvelle génération.


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