mardi 12 décembre 2017

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Galileo : un troisième satellite de secours

C. V., Le Figaro

mardi 6 mars 2007, sélectionné par Spyworld

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L’Agence spatiale européenne (ESA) a signé un contrat inattendu avec la société britannique Surrey Satellite Technology Limited (SSTL) pour les premières études d’un nouveau satellite du système de navigation Galileo, ­Giove-A2.

Ce contrat vient récompenser le succès du premier satellite Giove-A de SSTL, chargé du test des technologies de Galileo, et qui fonctionne parfaitement en orbite depuis quinze mois. SSTL est une petite compagnie privée britannique de 230 personnes, issue des laboratoires de l’université du Surrey, spécialiste mondial des microsatellites. Le choix de SSTL arrive également dans un contexte tendu entre l’Agence spatiale européenne et les grands industriels européens (Alcatel Alenia Space, EADS Astrium, Thales, Finmeccanica...), regroupés dans un consortium appelé European Satellite Navi­gation Industries (ESNI). L’ESA reproche aux industriels des ­problèmes de management, révélés par une panne repérée lors de tests au sol sur le satellite ­Giove-B.

Giove-A2, qui n’était pas prévu au départ, servira à garantir à l’Europe la conservation des fréquences radio de Galileo. Ces fréquences, attribuées à l’Europe par l’Union internationale des télécommunications (UIT) doivent être continûment utilisées, sous peine d’être retirées.

Giove-A2 ne devrait servir qu’en cas de défaillance sur Giove-A ou sur Giove-B, qui doit être mis sur orbite en fin d’année. Giove-A2, d’un coût de 25 à 30 millions d’euros, sera prêt au lancement dans la seconde moitié de 2008.


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