lundi 23 octobre 2017

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Nicolas Sarkozy joue la différence sur la défense

Le Figaro, avec AFP

mercredi 7 mars 2007, sélectionné par Spyworld

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Le candidat de l’UMP a attaqué Ségolène Royal sur les questions militaires.

La défense, un « sujet où l’essentiel est en jeu ». A l’occasion d’une journée de l’UMP consacrée au sujet, qui s’est tenue dans un grand hôtel parisien, Nicolas Sarkozy a voulu marquer sa différence avec Ségolène Royal sur le sujet.

Pour le candidat de l’UMP, « sont irresponsables tous ceux qui proposent ou proposeraient de réduire cet effort ». Une attaque directe contre Ségolène Royal, qui reste floue sur la construction d’un second porte-avions Français. Le candidat de l’UMP s’est donc engagé, s’il est élu, à « maintenir notre effort de défense au moins à son niveau actuel, soit de l’ordre de 2% du produit intérieur brut ».

Pour Nicolas Sarkozy, « la politique de défense est une chose trop sérieuse pour continuer à être enfermée dans un domaine réservé » du président. C’est pourquoi il veut « renforcer les pouvoirs du Parlement en matière de contrôle des services de renseignement, d’approbation de la présence et des modalités d’intervention de nos forces armées à l’étranger ».

Un conseil de sécurité national

Toujours au chapitre institutionnel, le candidat Sarkozy envisage « la création, auprès du président de la République, d’un Conseil de sécurité nationale », sur le modèle de ceux qui existent déjà aux Etats-Unis, en Russie ou en Allemagne.

Autre inflexion sensible : la dissuasion nucléaire une « garantie » qui, selon M. Sarkozy, doit pouvoir « bénéficier à nos voisins européens, dans des conditions qui, s’ils le souhaitent, pourront être définies avec eux ».

« Ce serait une erreur d’opposer la politique européenne de défense à l’Alliance atlantique alors même que l’Union européenne et l’OTAN sont deux organisations plus complémentaires que concurrentes », a estimé Nicolas Sarkozy. Pour autant, a-t-il poursuivi dans le droit fil de la position française actuelle, « l’Otan n’a pas vocation à se substituer à l’ONU » en devenant une organisation globale.


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