dimanche 22 octobre 2017

Accueil du site > Renseignement > International > Patriot Act : le FBI trop curieux

Patriot Act : le FBI trop curieux

Radio-Canada.ca

samedi 10 mars 2007, sélectionné par Spyworld

logo

La police fédérale américaine a reconnu vendredi qu’elle n’avait pas respecté les règles dans de nombreuses enquêtes liées au terrorisme. Selon un rapport du département de la Justice, des agents du FBI ont, de manière non intentionnelle, dépassé les limites que leur permettait la loi.

Le coeur du problème réside dans un manque de respect des procédures. Pour avoir accès à des informations personnelles privées qu’ils jugent essentielles à leurs enquêtes, les agents doivent utiliser les « lettres nationales de sécurité » (NSL).

Or, de nombreux policiers ont justifié de manière insatisfaisante leurs requêtes et ont eu accès à des informations bancaires et à des comptes de téléphone de citoyens américains alors qu’ils ne l’auraient pas dû.

Le directeur du FBI, Robert Mueller, a dit qu’il acceptait les conclusions et les recommandations du rapport. Toutefois, dans un communiqué publié sur le site web de son organisation, il insiste pour dire que les NSL ont contribué de manière importante à la lutte au terrorisme. Il a aussi tenu à rassurer les Américains sur le fait que toutes les informations obtenues par erreur seraient détruites ou cachées à nouveau.

Au moment où M. Mueller prenait l’entière responsabilité des dérapages sur ses épaules, le secrétaire à la Justice, Alberto Gonzales, ordonnait au FBI de faire le ménage dans ses procédures.

Critiques

Le rapport inquiète au plus haut point certains sénateurs démocrates. Patrick Leahy, du Vermont, a déclaré qu’on ne pouvait « laisser des gens agir comme des agents libres sur des sujets où ils s’introduiront dans la vie privée des Américains ».

Quant au sénateur Dick Durbin, il se montre critique envers toute l’administration Bush qui, selon lui, « a utilisé les pouvoirs du Patriot Act sans le respect minimum à l’égard de la vie privée d’Américains innocents ».

L’organisation de défense des libertés individuelles demande pour sa part le retrait pur et simple des moyens extraordinaires d’enquête que détient le FBI en vertu de la loi adoptée après les attentats du 11 septembre.


Envoyer : Newsletter Imprimer : Imprimer Format PDF : Enregistrer au format PDF PartagerPartager :