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Le haut gradé iranien était-il un espion ?

TF1.fr

dimanche 11 mars 2007, sélectionné par Spyworld

Selon le Sunday Times, le général Ali Reza Asghari, disparu en février, était en fait un espion agissant pour le compte des Occidentaux depuis 2003.

Ancien vice-ministre iranien de la Défense, il aurait fait défection en emportant des documents sur les liens de l’Iran avec des groupes terroristes.

L’homme au centre de ce véritable scénario de roman d’espionnage a pour nom Ali Reza Asghari. Ex-commandant des Gardiens de la révolution et ancien vice-ministre iranien de la Défense, il a mystérieusement disparu en Turquie le mois dernier. Ce qui suscite l’ire du gouvernement de Mahmoud Ahmadinejad, qui accuse les agences de renseignement occidentales d’enlèvement. De leur côté, plusieurs médias, dont le Washington Post, ont récemment affirmé que le général Ali Reza Asghari aurait fait défection sur une base volontaire et ferait preuve de "coopération" avec le renseignement américain. Et le Sunday Times apporte un éclairage nouveau en affirmant que le haut gradé disparu... n’était autre qu’un espion agissant pour le compte des Occidentaux depuis 2003.

Selon le Sunday Times, sa disparition en février dernier lors d’un séjour privé dans un grand hôtel d’Istanbul, aurait en fait été organisée alors que les autorités iraniennes étaient en passe de faire la lumière sur ses activités. Le journal cite des sources iraniennes selon lesquelles sa défection aurait été préparée pendant plusieurs mois, et précise qu’au moins dix membres de sa famille ont quitté l’Iran, dont ses deux fils et ses petits-enfants.

La presse israélienne soupçonne le Mossad

Le général Ali Reza Asghari aurait également emporté avec lui des documents sur les liens de l’Iran avec des organisations terroristes du Proche-Orient, précise le Sunday Times. Il ne serait en revanche pas en possession de documents sur le programme nucléaire iranien.

Le ministre turc des Affaires étrangères Abdullag Gül a affirmé cette semaine que les autorités turques menaient d’intenses recherches pour tenter de retrouver le général, qui n’a plus donné de nouvelles depuis février, alors qu’il effectuait un séjour privé dans un grand hôtel d’Istanbul. Pour sa part, la presse israélienne a suggéré que son rapt aurait pu être l’oeuvre du Mossad, les services de renseignement israéliens, ce qu’a démenti vivement le ministre de la Défense Amir Peretz.


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