mardi 12 décembre 2017

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La NASA vient au secours du calculateur quantique

David Civera, Presence-PC.com

lundi 12 mars 2007, sélectionné par Spyworld

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La NASA vient de révéler qu’elle avait participé à la construction du processeur quantique commandé et démontré par D-Wave. La National Aeronautics and Space Administration affirme qu’elle a utilisé son expérience acquise dans le domaine des nanomètres et des basses températures pour la fabrication de ce processeur. Les ingénieurs en charge du projet et travaillant pour la NASA expliquent que calculateur n’est pas surprenant pour les membres du Microdevices Laboratory, une unité de la NASA.

« La technologie des calculateurs superconducteurs quantiques demande des outils et une température extrêmement basse (NDLR : de l’ordre du millikelvin), qui sont aussi demandés dans nos travaux sur les capteurs. Il y a quelques années, D-Wave a reconnu que JPL (NDLR : l’unité de la NASA en charge du laboratoire) était capable de produire la puce qu’il souhaitait concevoir »

Le scepticisme scientifique

Pour rappel, et comme nous vous le faisions part dans notre actualité « Soupçon de fraude sur le calculateur quantique », le 13 février la compagnie canadienne D-Wave dévoilait son calculateur quantique au monde entier. Le problème était que la présentation était faite au musée de l’Histoire de l’informatique de Californie, mais la machine équipée du calculateur était restée dans les locaux de la firme à Burnaby dans la province de British Colombia, au Canada. D-Wave a néanmoins eu le mérite d’être très ouvert à ce sujet et a clairement répondu que la machine était trop délicate pour être transportée en raison des composants sensibles et de son système de refroidissement. Néanmoins, beaucoup d’académiciens ont contesté la présentation soupçonnant D-Wave de fraudes. Orion

Orion est le premier processeur au monde composé de 16 Qubit et censé pouvoir être commercialisé. D-Wave pense pour le moment à louer les capacités de calculs de la machine à certaines compagnies ayant des besoins bien précis. La puce doit être refroidit à près de 0°K. Comme pour un processeur classique qui gère des bits (soit un 0, soit un 1), le qubit ou quantum bit (la plus petite unité de stockage d’information quantique), porte soit un 1, soit un 0, mais peut aussi porter une superposition d’un 1 et d’un 0. Orion arriverait à résoudre des problèmes non déterministes polynomiaux (qui demandent des milliers de cycles à un calculateur classique) en l’espace de quelques cycles d’horloge. D-Wave parle pour l’instant d’une cohabitation entre le quantique et les puces classiques. D’ailleurs, la firme note que les calculateurs quantiques ont encore besoin des ordinateurs classiques pour les algorithmes classiques et quelques précalculs.


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