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La Défense s’associe au secteur privé

Belga

mardi 13 mars 2007, sélectionné par Spyworld

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Le ministre de la Défense, André Flahaut, a signé des accords de partenariat avec quatre secteurs privés pour offrir aux militaires intéressés la possibilité d’une reconversion professionnelle dans le cadre du "plan stratégique 2000-2015".

Ce plan de la Défense prévoit la mise en place d’une armée plus réduite et rajeunie, mais mieux équipée et davantage opérationnelle.

Les secteurs privés concernés, qui ont tous besoin de personnel qualifié, sont ceux du gardiennage, du transport routier, des taxis et de la construction. Les conventions ont ainsi été signées avec des représentants de la Confédération Construction (CNC), de l’Association professionnelle des Entreprises de gardiennage (APEG), de la Fédération belge des exploitants d’autobus et d’autocars (FBAA) et du Groupement national des entreprises de taxis et de voitures de location (GTL). Les secteurs du métal et de la chimie devraient suivre.

Il s’agit d’une situation "gagnant-gagnant", a estimé le chef de la Défense, le général August Van Daele. La Défense rajeunit et réduit ses effectifs, l’employeur partenaire en retire un employé compétent, bien formé et empreint de bonnes valeurs. En outre, le militaire reçoit l’opportunité d’opter lui-même, sur base volontaire, pour une seconde carrière, a-t-il expliqué au cours d’une conférence de presse.

Les programmes de reconversion professionnelle s’adressent aux sous-officiers et aux volontaires de carrière qui présentent au moins 15 ans de service. Ils visent à faciliter leur transfert vers d’autres métiers en dehors du Département, sur une base volontaire. Ils s’inscrivent dans le cadre du "plan stratégique pour la modernisation des forces armées 2000-2015", qui prévoit notamment une réduction des effectifs militaires à 35.000 unités d’ici à 2015, contre quelque 41.000 actuellement. Cette diminution de personnel ne pourra en aucun cas se faire via des licenciements, a déclaré le ministre de la Défense, André Flahaut. Lorsqu’une entreprise engage un nouveau collaborateur, elle doit assumer sa responsabilité jusqu’au bout envers celui-ci et sa famille proche et non pas le jeter au bac comme un vulgaire ’clean-ex’, a-t-il ajouté.

Le cap des 35 ans

Vers ses 35 ans, un triple choix est donc proposé au militaire : soit il poursuit sa carrière militaire, soit il poursuit sa carrière au Département de la Défense comme civil, soit il opte pour un métier hors du Département, a poursuivi M. Flahaut. Actuellement, 348 militaires se sont déjà réorientés vers le secteur public (corps de sécurité, cartes d’identité électroniques, renforcement des zones de police, calltakers).

Ils auront désormais aussi la possibilité de se diriger vers le secteur privé. Le nombre de militaires qui seraient candidats est pour l’heure difficile à évaluer, a indiqué le lieutenant-colonel Herwig Holsteyns, chef de la section mobilité externe. Il dépendra notamment de l’offre et de la demande sur le marché de l’emploi et des possibilités de dégagement de membres du personnel.

La formation des candidats sélectionnés sera financée par la Défense et devrait durer d’un à quatre mois. Si le militaire décide de poursuivre son nouveau métier au terme de celle-ci, il quittera définitivement l’armée, alors que les militaires ayant opté pour le public gardent leur qualité et peuvent réintégrer l’armée au terme d’un an, a expliqué le lieutenant-colonel Holsteyns. Le secteur de la construction peut offrir des salaires attractifs, équivalents, voire supérieurs à celui de sous-officier, et proposer du travail plus proche du domicile du travailleur, a souligné un représentant de la CNC lors de la signature de l’accord de partenariat.


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