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Les attentats de Londres du 7 juillet 2005 n’auraient pas pu être déjoués

Le Monde, avec AFP

jeudi 22 mars 2007, sélectionné par Spyworld

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Les attentats de Londres du 7 juillet 2005 ne pouvaient être déjoués en raison d’un manque de moyens des services de sécurité. C’est ce qu’a estimé la commission sur les renseignements et la sécurité (ISC) du Parlement britannique, dans son rapport publié le jeudi 11 mai, dix mois après les explosions dans les transports en commun londoniens, qui ont fait 56 morts (y compris les kamikazes) et quelque 700 blessés.

Selon ce rapport, deux responsables des attentats, Mohamed Siddique Khan et Shazad Tanweer, avaient déjà été identifiés, avant les attentats, par les services de renseignement britanniques sans que leur identité et leur dangerosité soit établie. Une vague connaissance, "à la périphérie d’autres enquêtes et opérations de surveillance". "Si davantage de ressources avaient été mises en place plus tôt, les chances d’éviter les attentats auraient été accrues", affirme la commission, qui minimise cependant la responsabilité des services de sécurité en précisant qu’à l’époque, près de 800 cas susceptibles d’enquête avaient été identifiés.

"A la lumière des autres enquêtes prioritaires en cours à l’époque, et en raison des ressources limitées des services de sécurité, la décision de ne pas enquêter plus en profondeur sur ces deux individus (Siddique Khan et Shazad Tanweer) était compréhensible", précise le rapport, qui insiste sur le fait qu’"aucun des individus impliqués dans les attentats du 7 juillet n’avait été identifié comme une menace terroriste potentielle".

INCERTITUDES SUR LE DEGRÉ D’IMPLICATION D’AL-QAIDA

Selon le rapport, le rôle d’Al-Qaida dans ses attaques demeure incertain. Siddique Khan et Shazad Tanweer s’étaient rendus au Pakistan en 2003 et 2004, rappelle-t-il. "Il n’a toujours pas été établi qui ils y ont rencontré, mais il est probable qu’ils ont eu un contact avec des membres d’Al-Qaida". "Le degré d’implication d’Al-Qaida, à la fois en termes de soutien ou de contrôle, fait toujours l’objet d’une enquête", souligne-t-il malgré tout. Selon la commission, la revendication des attentats par l’organisation terroriste n’a "pas été considérée comme crédible par les agences", pas plus que celle, le 19 septembre, du bras droit d’Oussama Ben Laden, Ayman Al-Zawahiri.

De la même façon, la piste d’un "cerveau" qui aurait quitté le Royaume-Uni à la veille des attentats a fait long feu, insiste la commission, comme celle de la concomittance avec le sommet du G8 à Gleneagles. Le rapport précise également qu’aucune preuve ne tend à démontrer que les kamikazes du 7 juillet avaient le moindre lien avec les auteurs des attentats du 21 juillet, tous arrêtés depuis. Ces derniers, d’origine africaine, avaient opéré selon le même scénario, mais raté leur coup, leurs bombes n’ayant pas explosé.

Depuis le 7 juillet, trois attentats ont été déjoués au Royaume-Uni.


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