lundi 18 décembre 2017

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Bouclier antimissile : Washington veut dissiper les craintes de Moscou

RIA Novosti

samedi 24 mars 2007, sélectionné par Spyworld

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Les Etats-Unis veulent dissiper les craintes de la Russie face au déploiement envisagé d’éléments du bouclier antimissile américain en Europe, a déclaré vendredi à Vienne le secrétaire d’Etat-adjoint américain aux Affaires européennes et euro-asiatiques, Marc Pekala.

"Nous considérons le plus sérieusement les préoccupations de Moscou et essayons de le convaincre que ce système de défense antimissile (DAM/ABM) n’est aucunement dirigé contre la Russie", a tenu à souligner Marc Pekala, répondant lors d’une conférence de presse à la question de RIA Novosti.

Le secrétaire d’Etat-adjoint américain est arrivé de Washington dans la capitale autrichienne pour s’assurer du soutien des représentants des pays membres de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) aux plans américains de déploiement d’éléments du bouclier antimissile des Etats-Unis en Europe de l’Est, et plus précisément en Pologne et en République tchèque.

Selon le diplomate américain, déjà en 2010-2015, l’Iran pourrait entrer en possession de missiles de moyenne et de courte portée qui seraient capables d’atteindre "le territoire de l’Europe ou d’aller même plus loin".

"Or, Téhéran ne fait pas de secret de son intention d’entrer en possession d’une telle arme", a poursuivi Marc Pekala.

Et d’ajouter que la communauté internationale est "extrêmement angoissée" par une telle perspective, celle de l’obtention par l’Iran de l’arme nucléaire. "Nous considérons la menace émanant du Proche-Orient comme tout à fait réelle et d’actualité", a noté le secrétaire d’Etat-adjoint américain aux Affaires européennes et euro-asiatiques.

Comme l’a souligné le diplomate, les éléments du bouclier antimissile déployés dans les pays de l’Europe "ne perturberont pas l’actuelle balance stratégique". Ce projet qui doit être mis en oeuvre d’ici l’an 2012 coûtera quelque 3,5 milliards de dollars.

Quoi qu’il en soit, selon le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, "le projet unilatéral de bouclier antimissile américain en Europe a des alternatives collectives, y compris sous forme de système de défense antimissile du théâtre avec la participation de l’Alliance de l’Atlantique Nord et de la Fédération de Russie et compte tenu des intérêts de la sécurité de tous".

Dans son article publié dans le journal "Nouvelles de Moscou", le chef de la diplomatie russe a souligné qu’une telle approche collective pourrait lever ce problème, alors que la mise en application de plans unilatéraux ne manquerait certes pas de se répercuter sur les relations entre la Russie et l’OTAN.


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