lundi 11 décembre 2017

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Prague fait un pas vers l’installation d’un bouclier antimissile américain sur son sol

Le Monde, avec AFP

mercredi 28 mars 2007, sélectionné par Spyworld

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Le gouvernement tchèque a accepté, mercredi 28 mars, d’ouvrir des négociations officielles sur l’installation d’un radar dans son pays, dans le cadre du déploiement du bouclier américain de défense antimissile.

La station radar X-Band doit être installée sur un terrain militaire tchèque et couplée avec un silo de lancement de missiles d’interception en Pologne. Le double projet, qui pourrait être opérationnel en 2011, a suscité les protestations les plus vives de Moscou, malgré les assurances répétées de Washington que la Russie n’était pas visée. La population tchèque y est aussi largement opposée.

Des résistances qui n’ont pas empêché le premier ministre tchèque, Mirek Topolanek, d’affirmer que Prague reconnaissait "l’existence" des "menaces" auxquelles se réfèrent les Etats-Unis et "contre lesquelles la défense antimissile doit être orientée". La ministre de la défense tchèque, Vlasta Parkanova, a indiqué que la décision du gouvernement avait été prise à la quasi-unanimité, avec une seule abstention. "AUCUNE DÉMARCHE IRRÉVERSIBLE"

Les Etats-Unis sont donc désormais autorisés à effectuer des travaux de sondage et de préparation dans le terrain militaire de Jince, à une soixantaine de kilomètres de Prague, "dans le strict respect de la législation tchèque", a déclaré le premier ministre, ajoutant cependant ne vouloir faire "aucune démarche irréversible" avant la ratification par le Parlement. Le projet ne sera pas présenté avant un an devant les deux chambres pour adoption finale. D’ici là, selon M. Topolanek, "la note qui sera remise à la partie américaine n’a pas un caractère qui engage". Il s’agirait plutôt "d’une déclaration politique".

Vladimir Poutine dit son inquiétude à George Bush

Lors d’une conversation téléphonique à l’initiative de Washington, le président russe a fait part à son homologue américain, mercredi 28 mars, des inquiétudes de la Russie face au projet américain de bouclier antimissile en Europe central. Les Etats-Unis se sont voulus rassurants. Dans la journée, le général Patrick O’Reilly, directeur adjoint de la "Missile Defense Agency" du ministère de la défense américain à Budapest, avait déjà déclaré qu’il s’agissait d’un bouclier strictement "défensif", qui ne visait pas la Russie. Le Kremlin s’est finalement dit satisfait de "la volonté exprimée par le président des Etats-Unis de discuter de cette question dans le détail avec la partie russe"

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Le premier ministre tchèque, Mirek Topolanek, le 5 mars, au siège de l’ONU à Bruxelles. - AP/THIERRY CHARLIER


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