dimanche 22 octobre 2017

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Marins britanniques : Londres tente de négocier, Téhéran maintient la pression

Le Monde, avec AFP

dimanche 1er avril 2007, sélectionné par Spyworld

Selon le Sunday Telegraph, la Grande-Bretagne espère pouvoir envoyer prochainement en Iran un haut responsable de la marine britannique qui serait chargé de négocier avec la partie iranienne un compromis susceptible de permettre la libération des 15 marins capturés le 23 mars par la marine iranienne. Londres serait disposé à s’engager auprès de Téhéran à ce que la marine royale n’entre jamais dans les eaux iraniennes sans autorisation, précise dimanche 1er avril l’hebdomadaire.

L’existence de négociations entre les deux gouvernements est confirmée officiellement. Londres "poursuit une discussion formelle" avec Téhéran a indiqué une porte-parole du Foreign office. La ministre britannique des affaires étrangères britannique Margaret Beckett a elle-même déclaré avoir reçu et répondu à une note diplomatique de Téhéran. Elle a néanmoins déploré ne voir aucun "signe" de la volonté des Iraniens de vouloir résoudre cette crise.

GEORGE BUSH : "ILS N’ONT RIEN FAIT DE MAL"

L’Iran ne ferme pas la porte aux négociations. Le ministère iranien des affaires étrangères a affirmé qu’une note diplomatique transmise par la Grande-Bretagne "pouvait être examinée" tout en exigeant "un changement de comportement de la part de la Grande-Bretagne et une attitude équilibrée et transparente dans le cadre des demandes légitimes de l’Iran". Le chef de la diplomatie iranienne Manouchehr Mottaki a demandé, samedi, à la Grande-Bretagne d’"éviter le tapage médiatique et la politisation pour empêcher une complication de l’affaire".

La Grande-Bretagne a reçu samedi le soutien du président américain George W. Bush qui a dénoncé le "comportement inexcusable" de Téhéran, tout en plaidant pour une résolution pacifique de la crise. "Les Iraniens doivent rendre les otages, ils sont innocents, ils n’ont rien fait de mal", a plaidé le président américain, qui, depuis Camp David, évoquait pour la première fois cette affaire. "La Grande-Bretagne a notre soutien total" et "nous sommes aux côtés [de la Grande-Bretagne] pour exiger la libération des quinze soldats" britanniques, a aussi déclaré, dans un discours prononcé à l’Université hébraïque de Jérusalem, la chancelière allemande Angela Merkel dont le pays assure actuellement la présidence de l’Union européenne.

Incidents devant l’ambassade britannique à Téhéran

Environ 200 étudiants islamistes se sont rassemblés dimanche devant l’ambassade de Grande-Bretagne à Téhéran, jetant des pierres et des pétards et accusant les soldats britanniques d’être entrés dans les eaux iraniennes, a rapporté un journaliste de l’AFP. (avec AFP


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