jeudi 19 octobre 2017

Accueil du site > Terrorisme > International > Traque antiterroriste à Casablanca

Traque antiterroriste à Casablanca

Le Figaro, avec AFP et Reuters

dimanche 15 avril 2007, sélectionné par Spyworld

logo

Trois kamikazes se sont fait exploser dans la capitale économique marocaine, mardi. Un quatrième a été abattu.

Nouvelle offensive du terrorisme islamiste au Maroc. Un quatrième kamikaze s’est fait exploser mardi soir, après une journée déjà marquée par des attentats. Ce dernier a fait sauter sa charge explosive alors qu’il se trouvait au milieu de badauds. Deux policiers, un fonctionnaire de la préfecture, un jeune homme et une femme sont blessés.

Auparavant, les rues de Casablanca ont été le théâtre d’un violent face-à-face entre la police et deux terroristes présumés. L’adjoint du préfet de police de la ville, Mohamed Mouadab, raconte : "La police était à la recherche de trois personnes qui préparaient des attentats et elle a encerclé durant la nuit la maison où elles se trouvaient". Se sentant traqué, le premier d’entre eux est sorti avec un sabre et une ceinture d’explosifs, qu’il a menacé d’actionner. Après un tir de sommation, les policiers l’ont abattu.

Entendant la déflagration, un deuxième kamikaze est monté sur le haut de l’immeuble, puis a sauté sur une autre terrasse avant de se faire exploser. Quant au troisième, il a réussi à prendre la fuite. Une cavale qui a pris fin quelques heures plus tard. Le troisième kamikaze, une femme, s’est fait exploser dans le même quartier de Casablanca dans l’après-midi. Deux policiers et un enfant ont été blessés par la déflagration. La kamikaze a été tuée sur le coup.

Une douzaine de personnes recherchées

Des enquêteurs affirment que le premier kamikaze pourrait être le frère du terroriste qui, le 11 mars, avait trouvé la mort en actionnant des explosifs dans un café Internet au moment où la police s’apprêtait à l’appréhender. Quatre personnes avaient été tuées. Mais l’information n’a, pour l’heure, pas été confirmée officiellement.

Selon la police, le second kamikaze abattu dans la matinée, était recherché dans le cadre de l’enquête sur les attentats de Casablanca en 2003. Depuis cette date, une douzaine de personnes soupçonnées de vouloir commettre des attentats suicides sont recherchées par la police.

Pour le parquet, "il s’agit d’une organisation terroriste en cours de formation, financée par des Marocains dans le but de perpétrer des attentats contre le port de Casablanca, une caserne des Forces auxiliaires (dépendant du ministère de l’Intérieur) et plusieurs commissariats de police de la ville". Cependant, selon le chercheur Mohamed Darif, un des principaux experts sur l’islamisme marocain interrogé par l’AFP, "il est difficile d’imaginer que ce groupe n’ait pas de lien avec l’étranger". D’autant qu’al-Qaida a récemment annoncé la création d’une branche pour le Maghreb.

Le troisième membre d’un groupe de kamikazes soupçonnés de projeter des attentats s’est fait sauter mardi soir à Casablanca. - Marchante/Reuters.


Envoyer : Newsletter Imprimer : Imprimer Format PDF : Enregistrer au format PDF PartagerPartager :