mardi 24 octobre 2017

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Attentats : sécurité renforcée dans les meetings

Reuters

lundi 16 avril 2007, sélectionné par Spyworld

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Les mesures de sécurité ont été renforcées dans les meetings électoraux face aux menaces d’attentats, a déclaré mercredi le ministre de l’Intérieur François Baroin.

"On a annoncé le renforcement de la sécurité dans les meetings. Les préfets ont toute latitude pour accompagner ces dispositifs de sécurité", a-t-il dit lors d’une visite à l’Ecole nationale supérieure de police de Saint-Cyr-au-Mont d’Or, près de Lyon.

"Il faut s’organiser pour permettre à chacun de s’exprimer et en même temps organiser l’ordre public", a-t-il ajouté.

"La France est sous la menace d’actes terroristes. Nous sommes dans un dispositif vigipirate rouge, nous ne pouvons pas oublier ce qui s’est passé dans d’autres pays européens en période électorale, que ce soit en Espagne ou en Grande-Bretagne", a dit François Baroin en faisant allusion aux attentats de Madrid (2004) et de Londres (2005).

Le ministre de l’Intérieur a parlé de "l’instabilité" des pays du Maghreb et évoqué les attentats de mercredi à Alger et de mardi au Maroc.

"Voyez ce qui s’est passé au Maroc hier, en Algérie aujourd’hui, qui ne fait que confirmer cette nécessaire vigilance que nous devons avoir en tout temps, en tout lieu, en toute circonstance, sur l’ensemble du territoire", a ajouté François Baroin.

"C’est la raison pour laquelle les préfets sont mobilisés, la vigilance est accrue, les services de renseignement travaillent", a-t-il dit.

Evoquant les attentats en Algérie et au Maroc, le juge anti-terroriste Jean-Louis Bruguière a confirmé que la France était sous une menace terroriste. "Nous sommes extrêmement vigilants", a-t-il déclaré mercredi sur i-Télé.

"L’Europe et la France en particulier est concernée. La France revient d’une façon très récurrente comme étant une cible prioritaire", a-t-il dit.

Le juge a mis l’accent sur "un axe terroriste sud qui se fait au nord du Maghreb" et dont l’objectif est d’une part de déstabiliser le Maghreb.

Son deuxième but est, selon lui, de créer "une espèce de lien logistique, opérationnel entre les réseaux à la fois au Maghreb et en Europe et les structures qui sont directement impliquées dans les opérations en Irak".

"Incontestablement, aujourd’hui, le problème d’Al Qaïda et le GSCP nous concerne directement", a-t-il dit.

"Ce qui se passe aujourd’hui à Alger et également au Maroc est vraiment (...) la concrétisation de nos analyses", a-t-il estimé. "Ce n’est malheureusement pas la fin. On est dans une évolution qui va avec une courbe qui risque de s’accentuer".

Le juge a fait état d’une "liaison étroite" avec l’ensemble des partenaires européens mais aussi les Américains qui "nous aident comme nous les aidons". "Il y a un partenariat mondial", a-t-il affirmé.


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