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Les détectives en congrès vendredi à Paris pour améliorer leur formation

AFP

lundi 16 avril 2007, sélectionné par Spyworld

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Les détectives privés de France se réunissent vendredi à Paris pour leur 13e congrès national, l’occasion de se pencher sur la formation des futurs membres cette profession qui rassemble quelque 2.000 cabinets et plus de 3.000 enquêteurs.

La faculté Vauban de l’université de Nîmes offrira à la rentrée 2007 une licence professionnelle "agent de recherches privées", en collaboration avec l’Institut de formation des agents de recherche (Ifar). Ce diplôme est le troisième en France à sanctionner une formation de détective privé, après celui de l’Ifar et celui de Paris II Assas, ouvert en 2006.

Cette nouvelle formation proposera à la vingtaine d’étudiants que comptera chaque promotion des cours théoriques, essentiellement du droit, et pratiques : filature, techniques d’investigation ou de photographie.

La professionnalisation de l’activité a féminisé le métier. "Il y a dix ans, on comptait cinq ou six femmes sur 1.800 enquêteurs. Aujourd’hui, l’Ifar en accueille au moins autant dans chaque promotion (de quinze étudiants)", évalue Yves Conversano, gérant de l’Ifar et enseignant dans ce cursus.

"L’objectif à long terme est d’en faire une licence spécialisée en contre-enquête pénale", a-t-il ajouté.

La contre-enquête est en effet l’une des activités montantes d’un métier qui s’éloigne de plus en plus de son vieux cliché du privé fatigué pistant le mari ou l’épouse infidèle. "Un certain nombre d’activités autrefois marginales deviennent plus fréquentes", a estimé Roger-Marc Moreau, porte-parole de la Confédération nationale des détectives et enquêteurs professionnels (CNDEP), qui regroupe la plupart des organismes représentatifs de la profession.

"Les détectives peuvent aussi apporter un plus pour les entreprises françaises, via la lutte contre la contrefaçon ou l’espionnage industriel. C’est un domaine en développement", a poursuivi M. Moreau.

"La contrefaçon, ce sont surtout des produits fabriqués et vendus à l’étranger. Les douaniers ne peuvent arrêter que ceux qui transitent par la France. Il faut donc des enquêteurs qui ne soient pas limités par une compétence nationale", a-t-il ajouté, estimant que les détectives privés étaient le mieux à même de lutter contre les contrefacteurs.


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