vendredi 15 décembre 2017

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Présidentielle : Nicolas Sarkozy répond à la CNIL

Ariane Beky, NetEco.com

mercredi 18 avril 2007, sélectionné par Spyworld

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Après avoir invité les douze candidats à la Présidentielle à préciser leurs positions concernant le respect des données privées et le développement de ses propres missions, la Commission nationale informatique et libertés (CNIL) publie « sans commentaires et in extenso », ce mercredi, les premières réponses reçues, à savoir celles de Nicolas Sarkozy.

Dans un courrier daté du 16 avril 2007, soit cinq jours après l’envoi de la requête du président de la CNIL, Alex Türk, le candidat de l’Union pour mouvement populaire (UMP) souligne le rôle « fondamental » de l’entité et indique : « Si j’ai confiance dans les progrès que l’on peut espérer des nouveaux supports numériques, je n’oublie pas qu’ils sont également porteurs de menaces, notamment en ce qui concerne l’exploitation des données individuelles ».

Avant d’ajouter : « Un cadre législatif protecteur existe et a été récemment modernisé (NDLR : la loi informatique de 1978 a été révisée en 2004), au sein duquel la CNIL a un rôle important à jouer, pour autant que son action soit responsable et juste (...) Il est impératif qu’une instance indépendante de régulation assure la protection des libertés dans un monde où les technologies de l’information vont prendre de plus en plus de place ».

Dans ce contexte, M. Sarkozy propose que « la procédure de nomination des membres de la CNIL comprenne une audition publique devant des commissions compétentes du Parlement ou devant une commission mixte qui disposerai(en)t d’un droit de veto » et ce, afin de permettre à « la Représentation nationale de garantir la compétence et l’indépendance des personnes désignées ».

Enfin, à la veille du premier tour de la Présidentielle française, le favori des sondages, adepte du marketing politique, n’hésite plus : Les moyens de la CNIL doivent être renforcés par le biais d’un « budget autonome dont la dotation sera représentative de son rôle et de son importance sociale ». Dans le rouge en 2006, la Commission avait lancé un appel ’politique’ afin que les moyens nécessaires à son bon fonctionnement lui soient accordés.


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