lundi 23 octobre 2017

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Val-Bélair, future Silicon Valley de la Défense ?

Isabelle Mathieu, Le Soleil

jeudi 19 avril 2007, sélectionné par Spyworld

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Val-Bélair, prochaine Silicon Valley de l’industrie de la défense ? Possible, grâce à un investissement projeté de 80 millions $ et à l’arrivée de 400 à 1000 chercheurs et techniciens.

Le petit parc industriel de Val-Bélair, aux trois quarts vide, vient de se trouver une vocation.

Technopôle Défense et Sécurité, un regroupement d’une trentaine d’entreprises spécialisées dans les produits militaires et de sécurité, veut s’y installer.

Les entreprises à naître au nouveau centre de Val-Bélair auraient comme tâche d’amener jusqu’à l’étape de la production industrielle les technologies développées juste à côté, par les scientifiques du centre de recherche de Valcartier.

Pas d’armement, précise Alain Fecteau, président de Technopôle. Les produits développés à Val-Bélair ressembleraient davantage à des systèmes pour voir la nuit comme en plein jour ou à des caméras qui permettent de percer le brouillard jusqu’à une distance de 12 kilomètres.

Résultat de l’augmentation du budget de la Défense, le gouvernement fédéral achète énormément de produits militaires. Lorsque la commande dépasse les 100 millions $, il demande en échange à ses fournisseurs étrangers de réinvestir au Canada un montant équivalent au contrat qu’ils ont obtenu.

Depuis 18 mois, les achats représentent 30 milliards $, tout un potentiel de futurs contrats pour des entreprises comme celles du parc technologique de Val-Bélair, dit Technopôle.

Technopôle Défense et Sécurité veut construire trois bâtiments de trois étages d’ici la fin de 2008. Ces bâtiments seront verts, avec jardin sur le toit, matériaux durables et stationnements souterrains.

L’organisme a aussi comme ambition de créer un environnement agréable pour les 400 à 1000 chercheurs et techniciens qui y travailleront, avec garderie, restaurant et garage à vélos pour profiter du corridor des Cheminots voisin.

Une trentaine de PME pourraient venir s’y greffer.

En raison du type de produits qui seront développés, le parc de haute technologie sera ceinturé par une clôture — non militaire, précise-t-on— et gardé à l’aide de caméras et de civils placés dans deux guérites.

Si le ministère des Transports accepte, le parc technologique sera relié directement à l’autoroute Henri-IV.

Le conseiller municipal de Val-Bélair, Jean-Marie Matte, était rayonnant à l’idée de voir arriver plusieurs nouveaux travailleurs étrangers, dont bon nombre s’installeront à proximité, dans de nouvelles rues résidentielles.

Une fois franchie l’étape de consultation publique, le changement d’usage du parc sera confirmé et le chantier pourra s’ouvrir à l’été.

Technopôle Défense et Sécurité, un regroupement d’entreprises spécialisées dans les produits militaires et de sécurité, veut attirer de 400 à 1000 chercheurs dans le petit parc industriel de Val-Bélair. - photo Le Soleil, Erick Labbé


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