dimanche 17 décembre 2017

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Moscou réitère son hostilité au bouclier antimissile américain

Reuters

lundi 23 avril 2007, sélectionné par Spyworld

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Sans venir à bout de l’hostilité de ses interlocuteurs, Robert Gates, secrétaire américain à la Défense, invite la Russie à s’associer au bouclier antimissile que les Etats-unis ont décidé de mettre en place.

Le projet prévoit l’installation d’ici 2012 de dix missiles intercepteurs en Pologne et d’un radar en République tchèque.

Moscou y voit une atteinte à l’équilibre des forces hérité de la Guerre froide doublée d’une incursion dans ce qui fut sa sphère d’influence et d’aucuns n’hésitent pas à invoquer le vieil antagonisme des deux "superpuissances".

"Les jours de la Guerre froide sont terminés et personne ne doit souhaiter leur retour", a souligné Gates, qui accomplit une tournée européenne pour tenter de venir à bout des réticences suscitées par le projet.

Vladimir Poutine l’a reçu moins d’une heure au Kremlin, après quoi le président russe s’est entretenu par téléphone avec son homologue américain George Bush, rapporte son service de presse sans plus de précisions.

"UN FACTEUR GRAVEMENT DÉSTABILISANT"

"La position russe sur le sujet demeure inchangée", a quant à lui déclaré Anatoli Serdioukov, ministre russe de la Défense, à l’issue de sa propre entrevue avec Gates.

"Le système stratégique de défense antimissile est un facteur gravement déstabilisant, qui pourrait avoir des conséquences significatives sur la sécurité régionale et mondiale", a-t-il souligné, selon l’agence de presse Interfax.

Le secrétaire à la Défense, dont la tournée passe également par la Pologne et l’Allemagne, a de son côté proposé d’explorer les moyens de partager la technologie antimissile avec la Russie, en lui communiquant par exemple des données sur le système d’alerte avancée.

"Lorsque les Etats-Unis et la Russie coopèrent, les deux en tirent profit, tout comme d’autres. Lorsque nous ne parvenons pas à coopérer, les deux peuvent en faire les frais", a-t-il souligné.

Gates et Serdioukov se sont entendus pour poursuivre le dialogue par le biais d’experts, mais le Pentagone a fait savoir que le projet serait mené à bien, quelle que soit la position de Moscou.

LE PROJET AMÉRICAIN DE BOUCLIER ANTIMISSILE


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