dimanche 17 décembre 2017

Accueil du site > Intelligence économique > Intelligence économique : L’accès à l’information au centre des (...)

Intelligence économique : L’accès à l’information au centre des préoccupations

Lequotidien.sn

vendredi 27 avril 2007, sélectionné par Spyworld

logo

A l’heure où la globalisation des échanges accroît les impératifs en matière de compétitivité, l’utilisation de l’intelligence économique, aussi bien par les Etats que par les entreprises, semble se poser en impératif de développement économique.

Au moment où la mondialisation de l’économie oblige les entreprises à être de plus en plus compétitives, il reste à définir les voies et moyens pour les y aider. L’organisation africaine de l’intelligence économique (Oaie) a tenu, hier, une journée d’information au Centre africain d’études supérieures en gestion (Cesag) pour permettre aux différentes franges du secteur économique sénégalais d’échanger sur les diverses applications de l’intelligence économique (Ie). Amath Soumaré, directeur du cabinet de consultance Sopel, spécialisé en intelligence économique, compte l’intelligence économique parmi l’une des six techniques de management les plus utilisées au monde et qui intègre « toutes les actions de collecte, recherche, traitement et diffusion de l’information aux bonnes personnes, au bon moment pour pouvoir prendre des décisions stratégiques ». La maîtrise de l’information est au centre de cette stratégie car, explique M. Soumaré, « les entreprises qui ont le plus d’informations se développent très vites et font un chiffre d’affaire plus important, de même qu’il est avéré que les pays qui ont le moins d’informations sont les plus pauvres ».

Au moment ou les négociations sur l’Agoa américain et les Accords de partenariat économique (Ape) entre l’Afrique et l’Union européenne sont au devant de l’actualité, le spécialiste en Ie constate que « l’Agoa concerne surtout des pays anglophones », ce qui dénote un manque d’accès à l’information, du fait d’une forte documentation en anglais, et une mauvaise vulgarisation du programme. Ainsi, l’une des finalités de l’intelligence économique est de permettre aux entreprises d’avoir des stratégies économiques viables, de prendre l’exacte mesure de l’environnement concurrentiel dans lequel ils évoluent, mais aussi, de concevoir leurs offres de service en fonction des besoins du marché.

A l’heure de la mondialisation des échanges, seules les entreprises et plus globalement, les Etats ayant accès à une information stratégique pourront se hisser au niveau international. Cette structure reposant sur une bonne circulation de l’information, ne peut se faire sans les technologies de l’information et de la communication (Tic).

Karim Sy, directeur de Opensys, précise que les Tic sont aussi « le moyen de protéger l’information » à l’image des bases de données clients des établissements bancaires, qui bénéficient d’un niveau de sécurité élevé. De plus, de grands pays comme les Etats-Unis d’Amérique, n’ont pas hésité à mettre au service de leurs grandes entreprises, des informations recueillies dans le cadre des dispositifs d’espionnage de la guerre froide et à l’image du Japon qui possède 65% des brevets du monde, et qui s’est positionné aux premiers plans de l’économie mondiale.

Mansour Kama, Président de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes), souligne pour sa part que la mise en place au sein de la Stratégie de croissance accélérée (Sca), d’une cellule intelligence économique « permettrait de mieux définir les grappes d’intervention ». Mais, de l’accès à l’information à l’espionnage industriel, l’écart est minime et la mise en place de nouvelles législations permettrait d’assurer le respect de l’éthique dans un environnement fortement concurrentiel.


Envoyer : Newsletter Imprimer : Imprimer Format PDF : Enregistrer au format PDF PartagerPartager :