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Peu d’espionnage, mais beaucoup de vol d’information au Québec

Alain Bisson, le Journal de Montréal

jeudi 3 mai 2007, sélectionné par Spyworld

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L’espionnage industriel n’est pas courant au Québec mais le vol d’information, la contrefaçon et la fraude à plus petite échelle font partie de l’ordinaire de plusieurs secteurs industriels, selon Louis Laframboise, vice-président, enquêtes et consultation de Garda World GW).

« Nous n’avons pas souvent affaire à de l’espionnage industriel de haut niveau, mais nous avons des activités fréquentes liées à des histoires qu’on pourrait qualifier de plus banales », a dit M. Laframboise, au cours d’un entretien avec Le Journal de Montréal.

Il cite en exemple une enquête récemment menée par l’entreprise québécoise au sujet d’un sous-traitant qui vendait à des clients illégitimes les produits qu’il fabriquait à contrat pour une autre entreprise. « Le vol de listes de clients, de stratégies de marketing, d’informations privilégiées ou de résultats de la R&D arrive plus souvent qu’on ne le croit », a-t-il dit.

Si on entend peu ou pas parler de ces affaires et que les poursuites sont rares, c’est que les entreprises préfèrent régler ces litiges à l’interne, dit-il.

« La preuve n’est pas toujours évidente à monter pour prouver la culpabilité des suspects hors de tout doute raisonnable, et il y a aussi une question d’image », a ajouté M. Laframboise.

Ententes à l’amiable

Selon lui, les secteurs de la recherche de pointe et des nouvelles technologies sont particulièrement vulnérables. Et il faut plus souvent qu’autrement chercher le coupable à l’interne.

Une entente hors cour entre un ex-employé et la montréalaise SR Telecom a réglé une affaire de vol de matériel et de données, il y a quelques mois.

Une autre histoire entre Plaisirs Gastronomiques, de Boisbriand, et un ex-contremaître, au sujet du vol des recettes de la société, s’est aussi réglée de façon confidentielle après un épisode judiciaire, en décembre 2006.

Et un des plus retentissants espionnages industriels des dernières années - celui de WestJet à l’endroit d’Air Canada - s’est terminé par une entente à l’amiable à la suite de laquelle WestJet a accepté de verser 10M$ à des organismes de charité.

Dans son édition d’hier, le Journal rapportait que Bombardier a pris sur le fait, en 2006, des techniciens chinois en train de piller des secrets technologiques dans une de ses usines de la région montréalaise.


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