mardi 12 décembre 2017

Accueil du site > Renseignement > International > L’UE veut réattribuer le contrat Galileo aux États

L’UE veut réattribuer le contrat Galileo aux États

Reuters

samedi 5 mai 2007, sélectionné par Spyworld

logo

La Commission européenne va proposer de retirer le contrat de construction du système de navigation par satellite Galileo au consortium d’entreprises auquel elle l’a attribué, au profit d’un financement intégralement public, a-t-on appris vendredi de source de l’Union.

La source a expliqué que le commissaire aux Transports, Jacques Barrot, proposerait aux 27 de reprendre la gestion du projet Galileo, initialement conçu comme un partenariat public-privé, et d’assumer le budget estimé à 3,4 milliards d’euros.

L’UE devrait alors trouver les fonds nécessaires pour couvrir les dépassements de coûts, susceptibles d’atteindre 2,4 milliards d’euros, de ce projet censé créer un concurrent du GPS américain, a précisé la source.

"Nous allons insister, et suggérer (...) que l’ensemble du projet Galileo passe entre les mains du public", a indiqué la source.

Un consortium composé de grands groupes industriels, le géant de l’aérospatiale EADS, les français Thales et Alcatel-Lucent, le britannique Inmarsat, l’italien Finmeccanica, les espagnols AENA et Hispasat et le duo allemand Deutsche Telekom-German Aerospace Centre, négocie actuellement le marché de la construction et du déploiement du système appuyé sur un réseau de 30 satellites.

Mais les difficultés du consortium à former une entité pour chapeauter le projet et à choisir pour celle-ci un directeur général ont bloqué les pourparlers entre les industriels et les responsables de l’UE sur les termes de la concession de vingt qui devait leur être accordée pour exploiter Galileo.

DATE BUTOIR JEUDI PROCHAIN

Les pays membres ont donné au consortium jusqu’au 10 mai pour relancer les négociations et demandé à la Commission de préparer des options alternatives pour l’avenir du projet.

La source a déclaré que l’exécutif européen proposerait plusieurs autres solutions, mais que sa préférence allait à une reprise en main du projet par les États de l’UE, suivie d’un nouvel appel d’offres auprès d’entreprises candidates, mais une fois seulement que les satellites du réseau Galileo auront été construits et placés en orbite.

La supervision du projet serait alors confiée à l’Agence spatiale européenne. Les entreprises du consortium seraient toujours impliquées dans la partie technique et technologique mais sans assumer le risque financier.

La source a qualifié la proposition de Barrot de "contre-offensive pour remettre Galileo sur les rails". Le système pourrait ainsi être opérationnel d’ici la fin 2012, selon le projet de proposition que s’est procuré Reuters.

Une autre option consisterait à laisser en l’état le partage des tâches, et à différer à l’été 2014 au plus tôt l’entrée en service de Galileo.


Envoyer : Newsletter Imprimer : Imprimer Format PDF : Enregistrer au format PDF PartagerPartager :