vendredi 20 octobre 2017

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Attentats du 11 avril : un réseau démantelé

AP

mardi 8 mai 2007, sélectionné par Spyworld

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Les services de sécurité algériens ont identifié deux kamikazes et arrêté des responsables des attentas, grâce aux révélations de certains repentis.

Moins d’un mois après les attentats contre le Palais du gouvernement et le commissariat de Bab Ezzouar à Alger, qui ont fait 30 morts, une filière responsable de ces attaques a été remontée par les services de sécurité algériens, affirme le quotidien "El Watan" dans son édition de mardi 8 mai.

"Deux des trois kamikazes ont été identifiés, alors que les éléments ayant servi à la préparation logistique des deux opérations ont été arrêtés et une partie présentée au parquet d’Alger dimanche", selon le journal, qui révèle que les ingrédients utilisés dans la confection des engins explosifs sont un mélange de produits chimiques, notamment de l’engrais, avec un double dispositif de détonation.

L’un aurait été actionné par les kamikazes et l’autre à distance par télécommande.

L’explosif : une nouvelle stratégie

Si l’on en croit "El Watan", "depuis ces attentats, le GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat) est en train de vivre une situation similaire à celle vécue par le GIA (Groupe islamique armé), durant ses dernières années d’existence sous le règne de Antar Zouabri entre 1997 et 1999", à savoir opter pour la stratégie des attentats à l’explosif, la plus facile et la moins coûteuse en vies humaines quand on n’a plus les moyens d’affronter les forces de sécurité.

"El Watan" ajoute que, selon des révélations de repentis, notamment après le 11 avril dernier, l’idée d’Abdelwadoud Droudkel, l’émir du GSPC, d’intégrer Al-Qaïda et de mener des opérations en son nom n’est pas partagée par une bonne partie de ses proches. Ce malaise aurait déjà poussé certains d’entre eux à se rendre aux forces de l’ordre. A l’image d’Abou Al Barra, un membre du GSPC faisant partie de ces contestataires, qui a décidé de se rendre et qui a révélé que les dissensions entre le patron du GSPC et ses proches collaborateurs se sont aggravées après les attentats du 11 avril.

Les contestataires du mouvement islamistes ont ainsi exprimé leur désaccord avec la nouvelle "stratégie des kamikazes", qu’ils estiment "importée d’Irak et qui ne sert qu’Al-Qaïda".


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