jeudi 14 décembre 2017

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Le responsable des plaintes contre la GRC veut plus de pouvoirs

Presse Canadienne

jeudi 10 mai 2007, sélectionné par Spyworld

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Le responsable civil chargé d’examiner les plaintes contre la Gendarmerie royale du Canada a réclamé mercredi plus de pouvoirs afin de mieux remplir son mandat.

Paul Kennedy, président de la Commission des plaintes du public contre la GRC, a plaidé que les commissaires à l’information et à la protection de la vie privée ainsi que la vérificatrice générale avaient plus de pouvoirs que lui. En outre, le Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité, qui supervise le Service canadien du renseignement de sécurité, a accès à des renseignements classifiés dans le cadre de ses fonctions.

M. Kennedy a déploré mercredi que ses pouvoirs étaient bien maigres en comparaison lors d’un dîner auquel assistaient quelques députés.

Il a estimé que la Commission des plaintes contre la GRC devrait avoir le droit de citer des documents comme preuve, d’obtenir des témoignages sous serment et d’entreprendre ses propres enquêtes.

M. Kennedy a indiqué qu’avec de tels pouvoirs, il pourrait examiner les pratiques de la GRC de façon plus générale — pas seulement dans le cadre de plaintes spécifiques — et aider à améliorer le corps policier.

Il a précisé que les pouvoirs actuels étaient suffisants dans 99 pour cent des cas, mais que les autres dossiers, comme celui de Maher Arar, allait au-delà de sa capacité d’agir en raison de ses pouvoirs limités.

Le député conservateur Art Hanger, qui a assisté au dîner, semblait douter de la pertinence d’allouer plus de pouvoirs à la commission.

M. Kennedy a aussi défendu la GRC, qui a été éclaboussée par différents problèmes récemment, notamment par le dossier de Maher Arar, celui d’Air India, des problèmes allégués de gestion des fonds de retraite et avec ses laboratoires d’analyse génétique.

Il a affirmé que malgré des enquêtes menées par des commissions publiques et des comités des Communes, la GRC demeure une institution de renommée internationale. Il a estimé qu’elle souffrait davantage d’un problème de perception que d’un problème de fonctionnement.

Il a ajouté qu’il est normal qu’une organisation qui compte 26 000 employés et qui travaille avec trois paliers de gouvernement ait quelques problèmes, mais que ça ne signifiait pas que la structure était fragilisée.


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