dimanche 22 octobre 2017

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Bilan de l’activité des commissions d’information des sites nucléaires de défense pour 2006

Ministère de la Défense

vendredi 11 mai 2007, sélectionné par Spyworld

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Contexte

Par arrêté du 17 juillet 2003 publié au journal officiel le 24 août 2003, le ministre de la défense a décidé la création des commissions d’information auprès des sites d’exploitation des installations nucléaires de la marine nationale et de l’armée de l’air.

Présidées par les préfets de département, neuf commissions sont constituées : Brest, Toulon, Cherbourg, Valduc, Saint- Dizier, Istres, Mont-de-Marsan, Avord et Luxeuil.

Après plus de trois années de fonctionnement, il convient de faire un état des lieux des commissions et des préoccupations exprimées par leurs membres, sur la base des comptes-rendus d’activité réalisés fin 2006.

Plaquettes d’information

Ces plaquettes ont pour objectif de référencer les risques et de donner les précautions à prendre en cas de danger immédiat pour les populations autour des sites d’exploitation des installations nucléaires concernées. Elles ont été diffusées aux différentes préfectures pour tous les sites et distribuées à la population pour la plupart, certains sites étant en attente d’installation de sirènes d’alerte (Mont-de-Marsan).

Par ailleurs, certaines associations ont exprimé le souhait de participer aux prochaines révisions des plaquettes d’information ; cette demande a été prise en compte et sera étudiée le moment venu par les commissions concernées.

Exercices

Les exercices nationaux de crise nucléaire organisés régulièrement sur les sites ont trois objectifs majeurs :

- Tester, dans son ensemble, le dispositif prévu en cas d’accident tant du côté des pouvoirs publics que de l’exploitant, aux niveaux local et national,
- Entraîner les équipes des différents cercles action, décision, technique et communication à réagir face à l’événement ;
- Tester la coordination des services militaires et civils ;
- Tester les circuits d’information et de communication internes et externes.

Ils permettent de confirmer le très bon niveau d’entraînement et la grande motivation du personnel même si en matière de communication des progrès sont à faire au niveau notamment de la capacité d’accueil de cellules téléphoniques de certaines bases (Istres).

Ils contribuent également à valider au cours du temps les PUI et les PPI proposés :

- le Plan d’Urgence Interne (PUI)

La mise en œuvre de ce dispositif interne, dont la responsabilité incombe au commandant de site, a pour objectif la mise en œuvre immédiate des moyens nécessaires en cas d’incident ou d’accident impliquant une installation nucléaire.

- le Plan Particulier d’Intervention (PPI)

En ce qui concerne la sauvegarde des populations et leur protection, le plan particulier d’intervention est de la responsabilité des préfets. Ainsi, en cas d’accident impliquant un système d’arme ou une installation nucléaire, il est prévu de déclencher le PPI (Plan Particulier d’Intervention) en phase réflexe afin d’assurer un premier dispositif de protection de la population dans l’attente du premier diagnostic établi à partir du relevé et des analyses des mesures de radioactivité, même si le risque est infime.

Pour les exercices à venir, la plupart des commissions d’information exprime le souhait d’associer de manière plus systématique la sécurité civile ainsi que la population.

Enfin, le développement d’un système informatique en réseau (NUC-ISIS) destiné à améliorer les transmissions et la communication est en cours (Saint-Dizier).

Bilan environnemental

En temps de paix, un incident ou un accident entraînant une dispersion de matière radioactive accidentelle d’une arme nucléaire est rendue impossible par sa conception, les conditions de stockage des armes, par la formation permanente et de haut niveau du personnel et par le fait qu’aucun avion en vol ne transporte d’arme réelle lors des exercices (une maquette est alors utilisée).

Dans un souci permanent de transparence, des mesures de la radioactivité environnante (prélèvement d’air, d’eau, de faune et de flore terrestre et marine le cas échéant) sont effectuées régulièrement par des laboratoires agréés. Elles démontrent l’absence d’impact de l’activité nucléaire « défense » sur l’environnement et aboutissent à des normes largement inférieures aux normes européennes, aussi bien sur les sites de la marine que sur ceux de l’armée de l’air.

Structurées par le décret de création des commissions d’information et enrichies par des contacts ouverts et fréquents, les relations avec les associations militant pour la protection de l’environnement sont de plus en plus confiantes. Les visites organisées lors des commissions d’information et présentant les différents matériels (missile ASMP, Mirage 2000N, sous-marin nucléaire d’attaque) contribuent à cette confiance et sont toujours très appréciées.


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