mercredi 13 décembre 2017

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La libération des otages français en Irak aurait été empêchée

Reuters

vendredi 1er octobre 2004, sélectionné par Spyworld

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DAMAS (Reuters) - Un collaborateur du député français Didier Julia a déclaré à Damas que des tirs de l’armée américaine avaient empêché dans la journée la libération des journalistes français Christian Chesnot et Georges Malbrunot, enlevés le 20 août en Irak.

Selon ce proche du député UMP promoteur d’une tentative de médiation officieuse auprès des ravisseurs, les tirs américains ont fait six morts, tous Irakiens, dans le convoi qui devait se rendre en Syrie, mais les deux journalistes sont sains et saufs.

En milieu de journée, un proche de Didier Julia, Philippe Brett, interrogé par téléphone sur Europe 1, avait annoncé être aux côtés des deux otages et négocier leur libération prochaine.

Prié de dire si les deux journalistes étaient avec lui, il avait répondu : "La réponse est oui".

"Je ne peux pas vous en dire plus, on est en train de finaliser, je ne voudrais pas compromettre cette opération qui est suffisamment compliquée déjà", avait-il ajouté, sans préciser l’endroit où il se trouvait.

Interrogé en fin d’après-midi à Paris, le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin avait déclaré : "nous disposons de nouvelles qui ne sont pas aujourd’hui complètes".

"Nous sommes dans une hypothèse qui reste pour nous la première hypothèse, c’est-à-dire une hypothèse favorable de libération mais les conditions sont particulièrement difficiles dans un pays particulièrement chaotique", avait-il précisé.

La France a envoyé jeudi le secrétaire général du Quai d’Orsay, Jean-Pierre Lafon, à Amman, en Jordanie, dans le cadre des efforts déployés pour obtenir la libération de deux journalistes.

La libération en début de semaine des otages italiennes Simona Pari et Simona Torretta a redonné espoir en une libération prochaine des deux Français.

Jeudi, l’Elysée, le Quai d’Orsay et le ministère de la Défense avaient fait part de leur scepticisme à propos des initiatives d’émissaires non officiels en faveur de la libération des otages français.

Didier Julia a assumé l’envoi en Irak de Philippe Brett, président de l’OFDIC (Office français pour le développement de l’industrie et de la culture). Cette association a notamment milité pour la levée des sanctions imposées par l’Onu à l’Irak après l’invasion du Koweït en 1990.


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