mercredi 18 octobre 2017

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Téhéran accuse une Américano-iranienne de complot

Libération.fr avec AFP

mardi 22 mai 2007, sélectionné par Spyworld

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L’Iran a accusé lundi une universitaire américano-iranienne, détenue depuis début mai, d’être liée à un réseau visant le renversement du régime de Téhéran

Le ministère iranien du Renseignement a accusé l’universitaire irano-américaine Haleh Esfandiari, détenue à la prison d’Evin à Téhéran, d’être liée à un « réseau » visant à terme à renverser le régime de la République islamique. D’après un communiqué du ministère des Renseignements, Haleh Esfandiari, 67 ans, arrêtée le 8 mai, a expliqué aux enquêteurs que « les activités et programmes concernant l’Iran dans son centre sont soutenus financièrement par la fondation Soros, qui a joué un rôle clé dans des révolutions de couleur dans certains pays ces dernières années ». Elle aurait ensuite expliqué que « la fondation Soros en Iran cherche à créer et étendre un réseau officieux afin d’arriver au renversement » du régime de la République islamique.

Cette universitaire dirige le programme d’études sur le Moyen-Orient au Woodrow Wilson International Center for Scholars à Washington. Que le ministère des Renseignements a dénoncé, estimant que cet organisme servait de « lien entre des Iraniens et des entités américaines cherchant à les placer dans dans une position leur permettant d’appliquer les objectifs des étrangers ». Ce « plan conçu par les Américains » viserait à long terme à permettre à « ces réseaux de confronter le régime d’un pays, afin d’arriver à renverser le pouvoir d’une manière douce ».

Le ministère affirme qu’à cette fin, des organismes américains cherchent à « recruter les éléments les plus remarquables d’un pays », par le biais d’échanges universitaires ou d’invitation à des conférences. Il rappelle ainsi le cas de l’universitaire irano-canadien Ramin Jahanbeglou, détenu l’an dernier en Iran et accusé de coopérer avec des instituts américains visant à engager une « révolution de velours », sur le modèle de celles ayant débouché sur un changement de pouvoir dans certains pays de l’est de l’Europe.

La secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice a demandé mardi dernier la remise en liberté de Haleh Esfandiari, mais les autorités iraniennes ne reconnaissent pas la double nationalité et considèrent qu’il s’agit d’une affaire purement interne. Le département d’Etat américain a affirmé récemment que les autorités iraniennes avaient confisqué les passeports de deux autres Iraniennes ayant également la nationalité américaine, dont une journaliste de la radio officielle américaine en farsi Radio Farda, Parnaz Azima.


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