mercredi 16 avril 2014

Accueil du site > Défense > France > Iran/uranium : Paris proteste comme Washington

Iran/uranium : Paris proteste comme Washington

France 2

mercredi 23 mai 2007, sélectionné par Spyworld

logo

La France s’est associé aux protestations américaines sur le nucléaire iranien après des déclarations de l’AIEA

"Notre représentant permanent à Vienne s’associera à la démarche américaine", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Mattéi.

Dans plusieurs interviews, M. ElBaradei (patron de l’AIEA) avait laissé entendre que l’Iran devait être autorisé à maintenir une partie de ses activités d’enrichissement d’uranium.

"La France continue de soutenir le processus engagé au Conseil de sécurité, y compris l’exigence de suspension et, en l’absence de suspension, les sanctions", a précisé M. Mattéi lors d’un point de presse.

"Nous avons effectivement été surpris par plusieurs des propos de M. El Baradei ce week-end", a poursuivi le porte-parole, en soulignant que le directeur général de l’AIEA s’était référé dans l’une de ses déclarations "à des évaluations des services de renseignement français sur le délai d’accès à une arme nucléaire par l’Iran".

"Nous n’avons pas l’habitude d’exposer publiquement, a fortiori via une organisation internationale, des évaluations nationales de renseignement", a précisé le porte-parole, ajoutant : "Ces propos ne reposent sur aucun fondement connu".

Pour la France, "la perspective d’un Iran doté d’une capacité nucléaire militaire n’est pas acceptable", a-t-il réaffirmé.

Dans une interview au New York Times, le 15 mai, M. ElBaradei a dit que "l’essentiel devrait être d’empêcher que l’activité d’enrichissement d’uranium de l’Iran n’atteigne le stade de la production industrielle" plutôt que d’attendre que Téhéran cesse toute activité d’enrichissement.

Le directeur de l’AIEA avait aussi estimé que "l’exigence" d’une suspension des activités d’enrichissement "a été dépassée par les événements" dans un entretien au quotidien espagnol ABC. Il avait également dit que "la CIA, le MI-6 britannique, les renseignements français, sont d’accord pour dire que l’Iran mettrait de quatre à huit ans à fabriquer l’arme atomique si l’on considère -et cette nuance est de taille- que telle est son intention".

En dépit de sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU, l’Iran a jusqu’à présent refusé de suspendre l’enrichissement de l’uranium.

Rapport de l’AIEA

L’Iran a non seulement ignoré la date fixée par le Conseil de sécurité de l’Onu pour la suspension de ses activités d’enrichissement de l’uranium mais a intensifié ces dernières, selon un rapport confidentiel de l’AIEA obtenu mercredi par Reuters.

Le non-respect par l’Iran du nouveau délai de 60 jours accordé par le Conseil de sécurité après l’adoption le 24 mars d’un nouveau train de sanctions contre Téhéran exposerait la République islamique à des sanctions plus dures.

Les puissances occidentales soupçonnent l’Iran de vouloir fabriquer des armes atomiques, ce que Téhéran dément.


Envoyer : Newsletter Imprimer : Imprimer Format PDF : Enregistrer au format PDF PartagerPartager :