dimanche 17 décembre 2017

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Vladimir Poutine reste hostile au bouclier anti-missiles US

Guy Faulconbridge, Reuters

mercredi 23 mai 2007, sélectionné par Spyworld

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Les consultations entre Moscou et Washington n’ont en rien modifié l’hostilité de la Russie au projet américain de bouclier antimissiles en Europe orientale, déclare le président russe Vladimir Poutine.

"A la suite des contacts que nous avons eus avec nos partenaires américains, notre position n’a pas varié et ne peut pas varier dans la mesure où nous n’avons rien entendu de nouveau", a-t-il dit lors d’une conférence de presse tenue au cours d’une visite en Autriche. "Nous pensons que (le bouclier) est un projet totalement néfaste".

La Russie estime que ce bouclier antimissiles menacera sa sécurité et pourrait déséquilibrer l’équilibre stratégique en Europe.

Les Américains ont eu plusieurs contacts diplomatiques avec les Russes pour tenter d’assouplir la position de Moscou sur ce projet, qui prévoit le déploiement de 10 missiles intercepteurs en Pologne et d’une station radar en République tchèque.

La secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice et le secrétaire à la Défense Robert Gates se sont rendus à cette fin à Moscou pour informer les autorités russes de la nature exacte du projet et proposer une large coopération avec la Russie en matière de défense antimissiles.

Le premier vice-Premier ministre russe Sergueï Ivanov a déclaré à la presse à Moscou que la Russie n’avait pas l’intention de coopérer avec les Etats-Unis dans ce domaine.

"Nous n’allons pas coopérer contre nous-mêmes", a dit Ivanov, qui est chargé du secteur de la défense en qualité de vice-Premier ministre.

Les arguments américains selon lesquels le bouclier contribuerait à arrêter des missiles tirés par des pays classés par George Bush dans un "axe du mal" (Iran, Corée du Nord) ne sont pas crédibles, estime Ivanov.

"Du point de vue de la trajectoire et de la balistique, l’argument de l’Iran et de la Corée du Nord ne tient pas pour les experts. Vous pouvez dire ce que vous voulez mais je vous donne le point de vue des experts", a-t-il fait valoir.

Ivanov a réaffirmé que Moscou pourrait se retirer du traité sur la réduction des forces nucléaires de portée intermédiaire signé par les Etats-Unis et l’Union soviétique.

"Nous disons que le traité (...) est devenu complètement obsolète, un vestige de la guerre froide", a-t-il estimé. "Au cours des 20 dernières années, des dizaines de pays ont acquis de tels missiles et seuls deux pays - la Russie et les Etats-Unis - n’y ont pas droit".


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