dimanche 22 octobre 2017

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Les droits de l’homme, victimes collatérales de la lutte antiterroriste

Le Figaro, avec AFP

mercredi 23 mai 2007, sélectionné par Spyworld

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Dans son rapport annuel, Amnesty International dénonce l’exploitation de la peur entretenue par « des dirigeants sans principes ». Premiers visés : les Etats-Unis.

Les droits de l’homme, parents pauvres de la lutte contre le terrorisme ? C’est le constat amer dressé par Amnesty International dans son rapport annuel 2007. Pour l’organisation, on assiste actuellement à une véritable « mondialisation des violations des droits de l’Homme » sous le couvert de stratégies antiterroristes. « Comme du temps de la guerre froide, les décisions prises s’inscrivent dans un climat de peur suscité et entretenu par des dirigeants sans principes », écrit Irene Khan, secrétaire générale d’Amnesty International.

Ce rapport de quelque 300 pages veut démontrer qu’il existe bien une exploitation de la peur - une stratégie qui « sape l’Etat de droit, augmente les inégalités, entretient le racisme et la xénophobie et (...) sème les germes de nouvelles violences et de futurs conflits ».

Premiers à être montrés du doigt : les Etats-Unis, épinglés sur trois terrains : la « guerre contre le terrorisme », le camp de Guantanamo, les bavures de la guerre en Irak.

Des stratégies mal pensées

Pour Amnesty, les Etats sont de plus en plus nombreux à pratiquer une politique de la peur à des fins politiques afin de faire adopter des législations plus restrictives, parfois expéditives.

« Des stratégies anti-terroristes mal pensées se sont révélées peu efficaces en matière de réduction des menaces ou de justice aux victimes », souligne le rapport.

Outre la lutte antiterroriste, l’impératif de la sécurité nationale sert également de prétexte pour réprimer la dissidence et la liberté d’expression, notamment via le contrôle de l’Internet.

C’est notamment le cas au Proche-Orient, en Afrique du Nord et en Russie où « la dérive autoritaire s’est révélée désastreuse pour les journalistes et les défenseurs des droits de l’homme ». Et le rapport d’ajouter : « partout dans le monde, de l’Iran au Zimbabwe, de nombreuses voix qui ont voulu se faire entendre sur les droits de l’Homme ont été contraintes de se taire en 2006. La Chine est un exemple omniprésent. »


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