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L’Iran confirme l’arrestation pour espionnage d’un Irano-Américain

AFP

mardi 29 mai 2007, sélectionné par Spyworld

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L’Iran a confirmé mardi avoir arrêté pour espionnage un Irano-Américain spécialiste en sciences sociales, Kian Tajbakhsh, peu de temps après l’arrestation d’une autre universitaire irano-américaine, Haleh Esfandiari, elle aussi accusée d’espionnage.

Mme Esfandiari, 67 ans, qui avait été arrêtée le 8 mai, est officiellement accusée d’avoir "agi contre la sécurité du pays via la propagande et l’espionnage au profit d’étrangers", a déclaré le porte-parole du ministère de la Justice, Ali Reza Jamshidi.

"La même situation vaut pour M. Tajbakhsh. Il reste détenu", a ajouté le porte-parole, confirmant ainsi l’arrestation du sociologue et la nature des accusations pesant sur lui.

Selon la presse américaine, M. Tajbakhsh, 45 ans, un universitaire qui a enseigné aux Etats-Unis et en Iran et a travaillé pour la Banque mondiale, a été arrêté le 11 mai.

Il a également travaillé pour la fondation Open Society du philanthrope américain d’origine hongroise George Soros, qui est accusée par l’Iran de vouloir renverser le régime iranien en douceur.

Les deux universitaires possèdent des passeports américains et iraniens mais Téhéran ne reconnaît pas la double nationalité.

Le porte-parole du ministère de la Justice a ajouté qu’une troisième Irano-Américaine, Parnaz Azima, qui travaille pour Radio Farda, une radio en farsi financée par Washington, ferait face aux mêmes accusations que les deux universitaires.

Comme Mme Esfandiari, Mme Azima s’était rendue en Iran pour rendre visite à un proche malade lorsqu’elle a été arrêtée. Son passeport a été confisqué et elle ne peut quitter le territoire même si elle a été libérée après le versement d’une caution de 440.000 dollars.

"Mme Azima n’est pas détenue. Elle est libre mais fait face aux mêmes accusations", a déclaré M. Jamshidi.

Selon la presse américaine et l’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch, un quatrième Irano-Américain Ali Shakeri a également été arrêté récemment. Mais le porte-parole a déclaré que ce dernier n’était "pas détenu", sans autre précision.

Ces annonces surviennent alors que l’Iran a accusé dimanche les Etats-Unis d’avoir organisé des réseaux d’espions chargés de mener des opérations de "sabotage" dans ses régions frontalières sensibles, à la veille de discussions irano-américaines en Irak.

"La République islamique d’Iran a découvert un certain nombre de réseaux d’espions ayant pour objectif de s’infiltrer et de mener des actions de sabotage dans l’ouest, le sud-ouest et le centre" du pays, avait affirmé Ahmad Sobhani, directeur en charge des Amériques au ministère iranien des Affaires étrangères.

Les Etats-Unis et l’Iran ont tenu lundi à Bagdad leurs premiers entretiens officiels de haut niveau depuis 27 ans, consacrés à la situation en Irak, sans grandes avancées sur les points de litige entre les deux pays.


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