lundi 18 décembre 2017

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N`ayant plus confiance aux RG et à la DST : Gbagbo crée un service de renseignement privé rattaché à la Présidence

Paul Koudou, Lenouveaureveil.com

mardi 31 mai 2005, sélectionné par Spyworld

Depuis plus de deux semaines le service de renseignements privé rattaché au président Koudou Gbagbo dénommé "Intelligence service" confié à deux anciens généraux de la police le général Lourougnon Jean Pierre et Nangui Ernest respectivement DG et DG adjoint est en train de battre le rappel d’anciens fonctionnaires à la retraite pour animer ledit service.

Des confidences proches des fonctionnaires officiels de la DST et des RG, ce service comme tous les services spéciaux de renseignements du pays va connaître le même sort que ceux déjà existants qui n’ont ni moyens ni logistiques adéquats pour faire le travail pour lequel ils ont été appelés.

Mais au-delà de cet handicap et non des moindres, les tenants du pouvoir actuel préfèrent écouter leur conseil en renseignement que sont les sécuraucrates avérés Kadet Bertin et dans une moindre mesure Lida Kouassi, celui dont les avis sont pris aujourd’hui, avec assez de méfiance.

Les notes de renseignements et analyses des faits politiques de la DST et de la DRG qui transitent par leur ministre de tutelle le professeur Martin Bléou avant d’atterrir à la présidence ne sont plus crues et sont même galvaudées par les sécuraucrates partisans du palais qui n’ont nullement confiance au ministre de la Sécurité que le Président de la République s’est évertué à nommer face à une multitude de candidatures à ce haut poste de l’Etat.

Aussi de sources diverses et concordantes, les nommés à ce poste ne sont pas des férus du renseignement. Le général Lorougnon Jean Pierre connu pour sa grande expérience en matière de sécurité publique, premier commissaire central d’Abidjan sous Houphouët-Boigny et directeur de l’Interpol Afrique sous Bédié, il n’est pas reconnu dans les milieux du renseignement comme autorité à maîtriser les méandres de ce monde complexe " d’intelligence service ". Quant au général Attoh Nangui Ernest ancien directeur central des renseignements sous Houphouët et bombardé général de police, dans la même année, directeur général sous le Président Bédié, l’on estime dans les milieux policiers qu’il doit toute cette ascension fulgurante de sa carrière à N’zuéba et qu’il serait malséant s’il lui reste encore une parcelle de dignité pour faire du renseignement contre son bienfaiteur.

Enfin, les fonctionnaires de la DST de la DRG encore en fonction estiment que les anciens sous-préfets, les secrétaires généraux de préfecture et les préfets à la retraite rappelés ne sont pas des personnalités assez outillées pour animer un service du renseignement comme " l’intelligence service " qui vient d’être créé parce que les fonctionnaires de ce type sont des administrateurs de renseignements collectés dans la circonscription territoriale de leur compétence de manière brute. Ces notes sont du domaine des renseignements et lorsque celles-ci viennent à leur autorité de tutelle et qu’elles sont remises au service de la direction du renseignement qui les recoupe, les traite et les analyse, c’est que ce produit fini sorti du travail de professionnels, peut recouvrer la forme usuelle "du renseignement" et non "des Renseignements" car la nuance est que "Des renseignements" sont le produit brut et la notion "Du renseignement" est le produit fini qui permet à l’autorité, au pouvoir de décision, d’aviser sans risque de se tromper.

Malheureusement, le pouvoir en place s’est, plutôt dans sa gestion des affaires de l’Etat, appuyé sur ce type de renseignements, renseignements particuliers, renseignements généraux qui sont le fait de non professionnels mais de l’art et de l’œuvre des "rats" dans le monde du renseignement, des services secrets.


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