mardi 12 décembre 2017

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Le terrorisme reste une menace en Suisse

ATS

jeudi 31 mai 2007, sélectionné par Spyworld

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L’Office fédéral de la police (fedpol) a rendu jeudi les conclusions de son rapport sur la sécurité intérieure. Il continue de penser que le terrorisme islamiste est un danger présent et note une augmentation des incidents d’extrême gauche.

L’Office fédéral de la police (fedpol) maintient son analyse : le terrorisme islamiste reste une menace même en Suisse. Mais ce n’est pas le seul point sensible. Les incidents d’extrême gauche ont augmenté de 62% en 2006 et ceux d’extrême droite sont restés stables.

Rien ne permet actuellement de prouver avec certitude que des préparatifs concrets en vue d’un attentat aient eu lieu en Suisse. L’idée d’une attaque contre un avion de la compagnie israélienne El Al pourrait toutefois avoir germé chez un dirigeant algérien d’une cellule de soutien présumé au terrorisme, affirme le dernier rapport sur la sécurité intérieure publié jeudi.

Zone de repli

En Europe comme ailleurs, des individus isolés sans formation ni expérience spécifique de combat peuvent mener le djihad islamiste de manière inattendue et rapide dans leur environnement direct. Des terroristes djihadistes utilisent le territoire helvétique comme zone de repli logistique et pour y faire de la propagande.

Activisme

En sus de sa situation géographique centrale en Europe occidentale, la Suisse présente d’autres aspects la rendant suspectible d’être la cible d’un attentat. Certains jugent qu’elle prend part à un complot mené contre l’islam. Selon l’état des connaissances de fedpol, elle compte des islamistes actifs, dont des extrémistes violents.

Et le terrorisme, qui sévit principalement dans le monde musulman, a également fait des victimes suisses : un mort et une blessée grave lors de l’attentat en avril à Dahab, dans le Sinaï égyptien.

D’autres crises et conflits ont eu des répercussions en Suisse : les combats au Sri Lanka, la situation politique tendue en Turquie et les tensions au Kosovo se sont ressenties dans les communautés immigrées. Des groupes actifs sur le plan politique ont réagi en organisant des collectes de fonds ou par de la propagande incitant à la violence.

Extrémismes

Les incidents d’extrême gauche ont quant à eux passé de 140 en 2005 à 227 en 2006. Cette forte hausse est liée au grand nombre de manifestations de solidarité inofficielles en faveur de prisonniers politique présumés, qui ont souvent été accompagnées de dégâts matériels.

S’il est peu vraisembble que le terrorisme européen de gauche retrouve l’intensité des années 1970 et 1980, le rapport note que le Secours rouge international a gagné en importance. Ses activités de mise en réseau se concentrent sur l’Allemagne, l’Italie, la Belgique et la Suisse. L’un des deux secrétariats centraux a son siège à Zurich et est géré par la Reconstruction révolutionnaire.

Les militants d’extrême droite ont également recouru à la violence. Le nombre d’incidents est toutefois resté stable (109 contre 111 en 2005). Seul un vaste dispositif de sécurité a permis que la Fête nationale sur le Grütli se déroule sans incident.

Bilan annuel

Le rapport fait chaque année le point sur les diverses menaces pesant sur la sécurité intérieure. Outre le terrorisme, l’extrémisme violent et l’espionnage, il se penche aussi sur la criminalité.

La Suisse a ainsi été concernée l’an dernier par diverses activités de groupes mafieux, de groupes criminels de souche albanaise (héroïne, prostitution), d’organisations de blanchiment d’argent venues de l’Est ou de réseaux d’Afrique de l’Ouest (cocaïne, escroqueries).

Les vols de métaux, en particulier de cuivre, se sont multipliés, provoquant des dommages s’élevant à plusieurs millions. La criminalité économique est quant à elle marquée par une hausse des délits commis via Internet.


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