lundi 23 octobre 2017

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France : la lutte antiterroriste part à l’assaut des données de connexion

Atelier groupe BNP Paribas

vendredi 1er juin 2007, sélectionné par Spyworld

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En lançant une plate-forme destinée à intercepter les données de connexion aux systèmes de communication, le ministère de l’Intérieur renforce ses moyens pour lutter contre le terrorisme.

Nouvelles techniques de communication obligent, les moyens employés par les terroristes se complexifient. Afin de faire face à ces nouveaux risques, l’Uclat (Unité de coordination de la lutte antiterroriste), rattachée au directeur général de la police nationale, a inauguré au début du mois de mai une plate-forme destinée à surveiller les communications électroniques et téléphoniques, selon Le Figaro.

Tracer les connexions

Principal but de ce système, qui découle de la loi du 23 janvier 2006 sur la lutte contre le terrorisme : apporter des informations aux différents services de renseignements chargés de la sécurité intérieure, comme la DST, la DCRG ou la DGPN. Il recensera en effet les traces d’une connexion, comme l’heure de passage d’un appel, ou l’endroit depuis lequel il a été passé. Soit une mission différente de celle de la CNCIS (Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité), qui s’intéresse au contenu des communications.

Les enquêteurs pourront ainsi obtenir très rapidement de la part des opérateurs de téléphonie la liste des appels entrants et sortants sur la ligne de l’abonné qui les intéresse. Ils recevront également les documents d’inscription - qui contiennent des données comme l’adresse et les coordonnées bancaires - mais aussi le nom des sites sur lesquels le suspect s’est rendu.

300 requêtes traitées par semaine

Le service regroupe une dizaine de fonctionnaires issus des services concernés, chapeautés par l’IPGN, l’Inspection générale de la police nationale. Situé dans les locaux des services de renseignement de la police nationale à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), il est dirigé par François Jaspart, ancien directeur de la Police Judiciaire parisienne.

Depuis son lancement le 2 mai, la plate-forme a déjà traité environ 300 requêtes par semaine. Selon un expert cité par Le Figaro, elle devrait pouvoir atteindre le nombre de 20 000 actions par an.

Ces nouvelles méthodes de lutte antiterroriste, loin de s’apparenter au Patriot Act américain, ne devraient pas violer la vie privée des particuliers : les requêtes seront très encadrées.


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