lundi 16 octobre 2017

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La censure débute en France sous Google Earth

Marc Rees, PCINpact.com

lundi 4 juin 2007, sélectionné par Spyworld

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« De toute façon, nous n’avons aucun moyen de contraindre Google à masquer les sites stratégiques français, et tous les terroristes ne disposent pas d’un avion. » Voilà ce qu’exposait en substance le commissaire Chabauty de la DST à nos confrères du Figaro fin 2006. Référence était faite à ces sites sensibles que Google Earth affiche en clair sur le territoire français, là même où notre Géoportail de l’IGN sait manier du barbouillage (et plus ces formes géométriques blanches ultras visibles, immanquables pour le terroriste en herbe).

La tendance est au changement si l’on en croit la dernière mise à jour des images traitées par Google Earth. Plusieurs sites français sensibles sont présentés en flou, laissant penser que le moteur tient enfin compte de certains facteurs nationaux relevant de la défense nationale et autres données importantes. Sur les villes mises à jour, Dijon, Metz, Toulouse, Rouen et St Étienne, trois sites sont maintenant barbouillés, apprend-on chez Geo-Trotter.com :

- L’Aéroport de Dijon-Bourgogne.
- L’Aérodrome de Metz-Frescaty.
- L’Institut du Génie Chimique de Toulouse.

L’initiative reste curieuse puisque ces mêmes zones sont toujours visibles en clair sur Google Maps (ici, ici et ici). Une question de temps ? Autre synchronisation atypique, les dizaines d’autres sites sensibles (Brest, Toulon, etc.) sont eux toujours présentés sans voile en France par Earth, qui ne tourne décidement pas toujours très rond.


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