mardi 12 décembre 2017

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Les services secrets espagnols craignent un attentat imminent

Le Figaro, avec AP et El Pais

lundi 4 juin 2007, sélectionné par Spyworld

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Ils ont alerté le gouvernement sur une possible attaque avant le mois d’ "août".

Les forces de sécurité espagnoles sont sur le qui-vive. Le groupe indépendantiste basque armé ETA pourrait commettre un attentat à court terme, avant le mois d’août, affirme aujourd’hui le quotidien El Pais citant des "sources policières" et les services anti-terroristes.

Selon le quotidien de centre gauche, « la police, la garde civile et les services de renseignement espagnols pensent qu’un attentat est imminent. » Et d’ajouter : « le plus probable est que l’ETA commette un attentat spectaculaire sans victime pour montrer sa capacité opérationnelle et accroître sa capacité d’intimidation et de chantage. » D’ailleurs l’important dispositif de sécurité déployée hier dans la ville de Leon où s’est rendu le roi pour une commémoration officielle, est la marque d’une tension palpable.

Si les services de renseignement ne doutent pas qu’une attaque aura lieu, ils ne savent pas en revanche où et quand.

« Des temps durs et difficiles »

Le gouvernement à qui un rapport a été remis pourrait faire une déclaration officielle et annonçait des « temps durs et difficiles à venir ». Le 30 décembre 2006, l’ETA avait commis un attentat à l’aéroport de Barajas à Madrid, et mis fin, de fait, aux efforts de paix engagés par le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero à la suite du "cessez-le-feu permanent" décrété par le groupe armé en mars 2006.

L’ETA a fait savoir depuis qu’il considérait son cessez-le-feu comme toujours en vigueur mais qu’il se réservait la possibilité de répondre aux « agressions » de l’Etat espagnol contre le Pays Basque. Le groupe armé tenu responsable de 819 morts en près de 40 ans de lutte pour l’indépendance du pays basque reste toujours très actif. La semaine dernière, l’ETA a relancé ses missions d’extorsion en demandant des sommes allant jusqu’à 150.000 euros aux patrons d’entreprises du pays basque.

Dans cette région du nord de l’Espagne, les élections locales du 27 mai ont été marquées par un retour indirect de Batasuna, le bras politique de l’ETA dans les équipes municipales, par l’intermédiaire du parti allié ANV. Ce dernier a reconquis la moitié des mairies que Batasuna contrôlait avant son interdiction de 2003, soit une trentaine. El Pais souligne que les experts dans la lutte antiterroriste ont été surpris par le fait que l’ETA n’ait pas cherché à communiquer durant cette récente campagne électorale.


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