lundi 11 décembre 2017

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Tokyo a espionné journalistes et militants anti-guerre d’Irak

AFP

mercredi 6 juin 2007, sélectionné par Spyworld

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Le Parti communiste japonais (PCJ) a accusé mercredi le gouvernement conservateur d’avoir fait espionner des militants pacifistes et des journalistes opposés au déploiement de l’armée nippone en Irak en 2003 et 2004.

"Ces activités (d’espionnage) ont violé les droits de l’homme garantis par la Constitution", a affirmé le chef du PCJ, Kazuo Shii, lors d’une conférence de presse.

"Elles sont anticonstitutionnelles parce qu’elles ont bafoué la liberté d’expression et la vie privée", a souligné M. Shii, en précisant avoir obtenu deux documents confidentiels faisant état d’espionnage par les services de renseignement militaire en 2003 et 2004.

Ces documents, soit 166 pages au total, recensent des manifestations d’opposants à la guerre en Irak, avec les dates, les endroits, des noms individuels et des photos, ainsi que des analyses sur les activités de certains journalistes.

Le PCJ, qui recueille environ 10% des voix lors des scrutins nationaux, était hostile au déploiement de soldats japonais en Irak.

Le Premier ministre Shinzo Abe a récemment défendu avec vigueur le soutien du Japon à l’intervention américaine en Irak.

Son prédécesseur, le libéral-populiste Junichiro Koizumi, avait soutenu dès le début l’attaque américaine en Irak en mars 2003 et dépêché 600 soldats début 2004 dans le sud du pays à la requête de Washington.

Après le rapatriement en juillet 2006 de son corps expéditionnaire, le Japon a décidé de continuer à apporter un appui logistique aérien aux troupes de la coalition en Irak.


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