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Les marqueurs opérationnels, des MTA au coeur des ops

Armée de l’air, Ministère de la Défense

lundi 11 juin 2007, sélectionné par Spyworld

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La salle des opérations est leur "QG". Les marqueurs en escadron forment l’un des maillons opérationnels indispensables au bon fonctionnement de l’unité navigante. Que font-ils exactement ?

« Le capitaine Bourretère est demandé en salle des opérations », annonce le caporal Betty Marciset, le combiné du téléphone calé à l’oreille et le doigt appuyé sur le bouton de sonorisation de l’unité. Agent d’opérations (comprendre « marqueuse ») à l’escadron de chasse 1/7 « Provence » situé sur la base aérienne de Saint-Dizier, la jeune femme, comme ses trois autres collègues, travaille en salle des opérations et suit quotidiennement l’activité aérienne.

La première chose qui saute aux yeux des visiteurs lorsqu’ils arrivent en « salle ops » dans un escadron, c’est effectivement ce grand tableau blanc qui court le long du mur et qui recense, sous forme de tableau et de codes couleurs, l’ensemble des vols programmés dans la journée. Chargés de diffuser l’information aéronautique et d’apporter leur aide au commandement dans la planification des missions, les marqueurs le mettent à jour quotidiennement. Hormis l’affichage (tableau ou rétroprojection), ils se servent des outils informatiques (base de données accessible en réseau) et des copies papier pour transmettre aux équipages les informations concernant les missions programmées.

En tant que point d’entrée de l’escadron, les marqueurs ont une bonne connaissance des divers interlocuteurs, liés à la planification et au suivi des vols. Cela leur permet de répondre aux questions relatives à l’activité opérationnelle ou d’orienter les demandes vers les intéressés. Ils sont aussi une aide appréciable pour le commandement dans la gestion des divers imprévus de la journée.

Leur travail débute avec la remise du planning des vols par les commandants d’escadrille. « Dès que le « drille » (commandant d’escadrille) me remet la feuille d’ordres avec les vols du lendemain, je les insère sur le réseau informatique appelé SICOPS (système d’information et de communication des opérations des bases aériennes), explique le caporal Marciset. Ces infos sont utilisées par l’escadron, la mécanique, l’ESCA (escadron des services de la circulation aérienne)- vigie et salle de contrôle - et le bureau d’information aéronautique et bureau de piste (BIA/BP) de l’ESCA ». Ce dernier se charge par la suite d’envoyer le plan de vol aux organismes de contrôle civils et militaires concernés.

Horaires, durée, type de mission, nombre d’avions, identité de l’équipage, zones de travail sont consignés sur le cahier d’ordres, déposé en salle des opérations, signé par le commandant d’escadrille et contresigné par l’équipage avant et après sa mission. On y décrit les différentes phases du vol à effectuer et au retour ce qui s’est réellement passé.

« Nous avons la responsabilité des informations que nous renseignons sur SICOPS, précise Betty. Une erreur de référencement peut avoir des conséquences importantes sur la réalisation de la mission. »

Il faut, au minimum, un agent d’opérations, présent en salle des opérations, pour assurer la permanence. Les horaires des marqueurs se calquent sur ceux des équipages y compris lors des vols de nuit. « Nos horaires sont les heures ouvrables (N.D.L.R., 08 h 15-17 h 20) mais le mardi et le jeudi, pendant les vols de nuit, ils se prolongent jusqu’au dernier avion posé en piste », précise la jeune femme.

Ces contraintes, minimes soient-elles, n’ont pas rebuté les volontaires. Ils sont 474 à tenir le poste de marqueur en escadron. De recrutement local, ces militaires techniciens de l’air (MTA) sont formés en unité, après leur apprentissage militaire initial à l’école de

formation des techniciens de l’armée de l’air sur la base aérienne de Saintes. « Après mes six semaines à Saintes, j’ai été formée aux fondamentaux du métier sur la base aérienne de Mont-de-Marsan au centre d’instruction du contrôle de la défense aérienne, pendant cinq semaines », rapporte le caporal Marciset. Le métier est l’occasion pour ces jeunes affectés en escadron de découvrir une profession et un milieu. Ils sont en effet bien placés, en étant à la fois au contact du technique et de l’opérationnel. Betty en est d’ailleurs bien consciente. Elle aime son travail, et compte bien rester à l’escadron. « J’apprécie l’ambiance, le fait de rencontrer du monde, de voir les appareils, note la marqueuse. Mon métier m’apprend beaucoup, que ce soit pour comprendre la mission des pilotes ou ce qui se rapporte au fonctionnement d’une unité. »

Le métier de marqueur est l’occasion pour les jeunes affectés en escadron d’être au contact du technique et de l’opérationnel


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