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L’OTAN ne tient pas compte des pressions de Moscou dans la construction de son bouclier antimissile

Le Monde, avec AFP et Reuters

vendredi 15 juin 2007, sélectionné par Spyworld

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L’OTAN a franchi, jeudi 14 juin, une étape supplémentaire dans la construction d’un bouclier antimissile complémentaire du futur système américain, malgré l’opposition de la Russie et ses propositions alternatives. Les vingt-six ministres de la défense de l’Alliance atlantique ont donné leur feu vert à une étude sur le développement d’un bouclier propre à l’OTAN, permettant de couvrir les pays qui ne seraient pas protégés par le projet américain : la Turquie, la Grèce, la Roumanie et la Bulgarie, notamment. Les deux systèmes seraient reliés.

"La feuille de route de l’OTAN est maintenant claire", a déclaré son secrétaire général, Jaap de Hoop Scheffer, en expliquant que les alliés allaient "évaluer les implications politiques et militaires" du système américain. Moscou dénonce le projet de bouclier américain, qui comprend en Europe une station radar en République tchèque et l’installation d’intercepteurs de missiles en Pologne.

"UN IMPORTANT SUJET TRANSATLANTIQUE"

Le porte-parole de l’OTAN, James Appathurai, a précisé que les ministres avaient convenu d’"avancer sur la question de la défense antimissile au sein de l’OTAN, un important sujet transatlantique". Les résultats de cette évaluation sont attendus pour février 2008, afin d’être soumis aux dirigeants des pays de l’Alliance atlantique lors de leur prochain sommet en avril à Bucarest.

M. Appathurai a estimé que le lancement de cette étude par l’OTAN "signifie que les discussions menées par les Etats-Unis avec la Pologne et la République tchèque sont : A, un fait ; B, qu’elles progressent ; et C, que la réflexion de l’OTAN sur la défense antimissile doit en tenir compte".

Le 7 juin, au sommet du G8, le président russe, Vladimir Poutine, a proposé à son homologue américain, George W. Bush, de partager avec la Russie la station radar de Gabala, située en Azerbaïdjan, à condition que Washington renonce à son propre projet. Un responsable de l’Alliance atlantique a indiqué jeudi qu’aucun pays membre de l’OTAN n’a suggéré de "geler" le projet américain, comme le réclame Moscou.

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Le dispositif américain du bouclier antimissile. - Le Monde


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