samedi 21 octobre 2017

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Les espoirs de la défense française

Laurent Zecchini, le Figaro

vendredi 15 juin 2007, sélectionné par Spyworld

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Comme les années précédentes, le Salon du Bourget sera la vitrine de l’industrie de défense, de ses matériels et de son savoir-faire. Mais, à la différence de ses prédécesseurs, ce 47e Salon ne s’adressera pas seulement aux visiteurs étrangers : cette fois, il s’agit aussi de sensibiliser le nouveau gouvernement à l’importance d’un secteur économique majeur, en évitant que les pouvoirs publics, à la faveur des arbitrages budgétaires à venir, ne pratiquent des coupes claires dans les programmes déjà lancés.

La toile de fond, l’enjeu, du Salon du Bourget, c’est donc aussi la future loi de programmation militaire 2009-2014, et la "revue stratégique" qui doit préparer le prochain Livre blanc sur la défense. Les industriels de la défense ne se font pas d’illusions : dans la mesure où il manque aujourd’hui de 40 à 70 milliards d’euros pour réaliser le "modèle d’armée 2015", les desiderata formulés par les états-majors ne seront pas tous exaucés.

Les industriels souhaitent donc limiter les effets d’une réduction des crédits de défense, en particulier dans le domaine aéronautique. Ils réclament à la fois un effort soutenu en matière de recherche et développement et une "visibilité dans les plans de charge". Ce n’est pas tout : "Nous souhaitons que les procédures de soutien à l’exportation soient aussi efficaces que les procédures de contrôle", indique Guy Rupied, délégué général du groupement des industries aéronautiques et spatiales (Gifas), dans une allusion aux mécanismes de contrôle des exportations de matériels militaires. "Il faudrait que 40 % du volume de notre activité s’effectue à l’exportation", ajoute-t-il.

"VEILLE SPATIALE"

La forte médiatisation du Salon de l’aéronautique est-elle un facteur positif pour annoncer des contrats phares ? Il semble acquis que l’on attendra encore au Bourget l’"Arlésienne" de la signature de contrats à l’exportation de l’avion de combat Rafale, même si les négociations pour la vente au Maroc d’une quinzaine d’exemplaires avancent favorablement et si l’Inde a confirmé son intérêt. De même, le mirobolant contrat "Miksa" (un marché de quelque 7 milliards d’euros destiné à fournir un système de surveillance radar à l’Arabie saoudite), dont on parle depuis... 1986, ne devrait pas voir le jour au Bourget.

L’intérêt du Salon est ailleurs : placé sous le signe de l’espace militaire, il va permettre au ministère de la défense et aux industriels de mettre en exergue un secteur de la défense qui joue un rôle croissant pour affirmer la souveraineté de la France. Si les moyens d’observation et de communication militaires (satellites Hélios et Syracuse) sont connus, les moyens d’interception des signaux électromagnétiques, de positionnement et de synchronisation par satellite le sont moins. C’est le cas du radar Graves, qui permet la "veille spatiale". Il a notamment servi à détecter le tir antisatellite réalisé en janvier par la Chine .


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