dimanche 17 décembre 2017

Accueil du site > Défense > France > Musis, le futur système d’imagerie spatiale

Musis, le futur système d’imagerie spatiale

DGA, Ministère de la Défense

mardi 19 juin 2007, sélectionné par Spyworld

logo

La délégation générale pour l’armement (DGA) présente, sur le stand du ministère de la Défense au Bourget, Musis (Multinational space-based imaging system), le système futur d’imagerie spatiale destiné à des missions de surveillance, reconnaissance et observation. Fruit d’une coopération entre six nations européennes, il remplacera, à terme, l’ensemble des composantes militaires ou duales en cours de réalisation : les systèmes français Hélios et Pléiades, allemand SAR-Lupe et italien Cosmo SkyMed.

« Ce projet, dont la France est à l’initiative, bénéficie de deux opportunités majeures, explique Nicolas Hué, directeur de programme à l’unité de management ESIO* à la DGA. D’une part, un besoin opérationnel commun entre les nations, d’autre part, une opportunité calendaire. Les différents systèmes européens ont, en effet, une fin de vie prévue entre 2014 et 2017 ».

Réaliser un projet en commun a de nombreux avantages. Outre l’amélioration des performances des capteurs, il permettra avant tout aux nations de disposer d’un accès unique aux différentes composantes d’imagerie spatiales du système : capteurs optique, radar, infrarouge et hyperspectral. « Les systèmes européens de la génération actuelle regrouperont à terme 13 satellites, il n’existe pas de moyen unique de programmation. Avec Musis, l’opérateur pourra au travers d’une même station programmer le satellite le plus adapté, par exemple celui qui permettra de prendre l’image au plus tôt. Car, un autre avantage est de diffuser les images jusqu’aux utilisateurs finaux dans des délais réduits. « On étudie les outils qui permettront de réduire les délais entre le moment de programmation d’un satellite et celui ou l’image se retrouve sur la table des autorités. Cela sera possible par exemple grâce à des relais satellites, des stations de programmation et de réception sur le théâtre d’opérations, ainsi qu’avec le vidage des informations aux pôles. »

Un autre point clef de la coopération est le partage. « Le partage entre les nations pourra se faire au stade de la programmation mais également au niveau de l’archivage en créant un catalogue d’image et de données, souligne Nicolas Hué.

Et enfin, la coopération optimisera les coûts d’utilisation : le système sera composé d’un segment sol contre quatre, un pour chaque, aujourd’hui. Un premier accord a été conclu en décembre 2006 entre la France, l’Allemagne la Belgique, l’Espagne, la Grèce et l’Italie pour la réalisation d’une étude d’architecture système et d’une étude centrée sur le segment sol. Les résultats sont prévus pour octobre. « Ces résultats permettront alors le lancement des travaux de conception », conclut Nicolas Hué.

* Espace et systèmes d’information opérationnels


Envoyer : Newsletter Imprimer : Imprimer Format PDF : Enregistrer au format PDF PartagerPartager :